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Quel genre ? Promotion d’une théorie qui n’existe pas

genre
Le 15 décembre 2013
Jadis, pendant que les Turcs assiégeaient Constantinople, des exégètes spéculaient sur le sexe des anges.

Selon un courriel que vient de diffuser le blog « Le Salon Beige », le conseil régional d’Île-de-France a créé en 2006 un institut de recherche. Il s’agit de l’Institut Émilie du Châtelet (IEC), qui est chargé de piloter le pôle « Genre du domaine d’intérêt majeur » (sic), dit DIM, qui a lui-même ouvert un pôle « Genre, inégalités, discriminations » (resic), dit GID, lequel travaille en partenariat avec l’« Alliance de recherche sur les discriminations », dit ARDIS.

 

Quel est ce nouveau « machin » aux sigles gigognes qui regroupe – excusez du peu – dix-sept grandes institutions de recherche et d’enseignement supérieur nationales ou régionales ? Quelle est sa mission ? En grattant un peu, on voit qu’il s’agit d’une usine à gaz aux multiples ramifications, structurée en fédérations de recherche et abritée par le Muséum national d’histoire naturelle, censée travailler – je cite – « au développement de la recherche et des enseignements sur les femmes, le sexe ou le genre, dans l’ensemble des disciplines scientifiques ». Vaste programme aux contours bien flous pour le moins ! On note aussi que son comité de direction est en majorité composé de femmes chercheurs au CNRS, et qu’Émilie du Châtelet, fille du baron de Breteuil et amie de Voltaire, était une scientifique quelque peu androgyne.

 

Tout ceci est bien filandreux, mais n’est-ce pas tout simplement un coûteux machin (de plus) qui permet à des oisifs de s’écouter parler dans des conférences et colloques réservés aux élites éclairées, penserez-vous ?

Pas seulement : c’est aussi une pompe à finance alimentée par nos impôts et une arme destinée à combattre l’idée ringarde que l’enfant a un papa et une maman. Le bambin devra désormais se faire, coûte que coûte, à l’idée qu’il a tout simplement un « parent 1 » et un « parent 2 ». C’est une nouvelle lubie où le sexe serait neutre et interchangeable et, par voie de conséquence, la famille une simple coquille administrative. On voit, d’ici, la manœuvre…

 

Devant l’ampleur de la tâche, le DIM (voir ci-dessus) a retroussé ses manches et a lancé, début décembre, deux appels à candidatures pour l’attribution d’allocations doctorales et post-doctorales. Elles sont destinées à soutenir des recherches menées dans un établissement de recherche et d’enseignement supérieur de la région Île-de-France, sur les femmes, le sexe ou le genre. Ces allocations prennent la forme d’un contrat à durée déterminée d’une période de 36 mois. Le salaire mensuel net est de 1.400 € minimum. Si la durée est de 12 à 18 mois, le salaire mensuel net minimum est de 2.100 €.

 

Jadis, pendant que les Turcs assiégeaient Constantinople, des exégètes spéculaient sur le sexe des anges. Aujourd’hui, alors que les Français sont cernés par des difficultés immenses, des pêcheurs de lunes entendent disserter sur la meilleure façon de supprimer tout simplement les sexes. Ce n’est pas le Muséum national d’histoire naturelle qui doit les abriter, mais l’asile psychiatrique.

 

 

 

Pour lire le document, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

http://www.bvoltaire.fr/paulveglio/quel-genre-promotion-dune-theorie-qui-nexiste-pas,43939

 

 

 

 

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