- Agence pour la promotion des investissements au Mali (API), son dossier sur le secteur minier
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L'intervention française au Mali fait ressurgir des interrogations sur les motivations de l'envoi de troupes par la France. Certains, à l'image de Jean-Luc Mélenchon, n'hésitent pas à dire que les raisons sont avant tout économiques. La France défendrait ainsi l'exploitation des ressources minières de la région, comme l'uranium. ARTE Journal fait le point sur les richesses avérées ou potentielles du sous-sol malien.
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Les autorités maliennes en sont persuadées : leur sous-sol regorge de richesses, parmi les plus importantes du continent noir. Une de ces richesses, avérée, c'est l'or. Les premières mines ont
été exploitées dans les années 80 mais l'industrie aurifère a pris son essor dans les années 90. Aujourd'hui, avec une cinquantaine de tonnes par an, le Mali est le troisième pays producteur d'or
en Afrique, derrière l'Afrique du sud et le Ghana. Une ressource exploitée par les spécialistes mondiaux du secteur : le sudafricain Anglogold Ashanti, l'Autralien Resolute Mining, le canadien
IAM Gold ou le britannique Randgold. L'Etat malien possède 20% de 8 des neuf mines exploitées. Cela contribue à 15% de son PIB et deux tiers du montant de ses exportations. Une exploitation qui
devrait encore augmenter à l'avenir puisque 19 sites sont en cours d'exploration avancée.
L'or noir en revanche n'est pour le moment qu'un "mirage" si l'on en croit Benjamin Augé, chercheur à l'Institut français des
relations internationales (IFRI). Certes le Mali repose sur cinq bassins sédimentaires prometteurs mais pour l'heure on est loin de la phase d'exploitation. Parmi les bassins à fort potentiel
pétrolier et gazier, celui de Taoudenni, au nord-ouest du pays, aiguisent tous les appétits. C'est un forage opéré par Total dans la partie mauritanienne du bassin qui a fait dire à certains que
la région pourrait devenir un "Eldorado" du pétrole. Mais jusqu'à présent côté malien aucun forage ne vient étayer cette hypothèse. L'Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali
(AUREP) a divisé le pays en 29 blocs dont 20 ont été confiés à des sociétés étrangères. Les deux acteurs les plus sérieux étant l'italien ENI et l'algérien SONATRACH par le biais de sa filère
Sipex. Pour l'heure, ils n'ont opéré aucun forage au Mali.
Pour l'Uranium là encore rien n'est prouvé au Mali. On en est encore au stade des hypothèses. Deux sites font l'objet de toutes les attentions. Le premier est situé à la frontière guinéenne au
sud-ouest du pays, dans la région de Faléa. C'est un groupe canadien, Rockgate, qui poursuit ses explorations à l'heure actuelle. Des dizaines de puits ont été creusés, au grand dam des habitants
de ces terres agricoles. L'autre site est situé dans la région de Kidal, au nord-est, qui a la particularité d'être le fief du groupe islamiste Ansar Dine. Depuis 2007, l'autralien Oklo Uranium
Limited explore la zone montagneuse de l'Adrar des Iforas. De l'uranium y a été découvert mais n'est pas encore exploité.
Elles sont utilisées dans les disques durs des ordinateurs et les moteurs électriques, dans les ampoules basse consommation, dans les tubes cathodiques, les éoliennes, les panneaux solaires, les
piles à combustibles... Bref, le monde moderne a cruellement besoin des terres rares. D'autant que le leader mondial d'exploitation de ces minerais, la Chine, a décidé de réduire ses
exportations. Le Mali regorgerait de ces minerais rares mais là encore il ne s'agit que d'un potentiel car l'exploitation n'a pas commencé. Les terres rares rencontrent les mêmes freins que les
autres richesses potentielles du Mali : une sécurité précaire comme l'illustre la situation actuelle, un environnement politique instable et des difficultés à s'approvisionner en énergie. Le tout
rend pour l'heure les coûts d'exploitation du sous-sol malien trop élevées.
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Le Mali en quelques chiffres :
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