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Le dessous des ONG, une vérité cachée (1)

 

 

 

 

Guerre de l’information

:

 

Sous la direction de Christian HARBULOT

Auteurs:

BELISLEFABRE Alexia

BOYER Adrien

CALLIES Quentin

CHAVANNE Jean-Sylvain

GAUDRON Alexia

KABBARA Cyril

KUHL David

LECAUCHOIS Grégoire

MANIUTIU Floriana

MICHEL Marie-Christine

PAIRE Sophie

SELEGNY Grégoire

THISSE Edouard

1

Sommaire

:

Introduction:

......................................................................................................................

3

Partie

1

:

Amnesty

International

.................................................................................

4

A)

Amnesty

International

ou

le

prolongement

d’une

politique

gouvernementale

........

4

B)

L’instrumentalisation

d’Amnesty

International.

...................................................................

4

C)

Le

financement.

..................................................................................................................................

5

D)

Amnesty,

une

indépendance

relative.

.......................................................................................

6

Partie

2

:

Human

Right

Watch

......................................................................................

9

A)

Présentation

.......................................................................................................................................

9

B)

Le

financement

...............................................................................................................................

10

D)

Le

cas

malien

...................................................................................................................................

11

Partie

3

:

Fédération

Internationale

des

Droits

de

l’Homme

.........................

13

A)

Historique

.........................................................................................................................................

13

B)

Identification

des

organismes

qui

dénoncent

les

exactions

...........................................

14

C)

Les

méthodes

employées

par

la

FIDH

.....................................................................................

16

Conclusion

:

......................................................................................................................

17

2

Introduction:

Le 11 janvier 2013, le gouvernement français rép

ondait à la demande du gouvernement malien et

lançait l’opération Serval.

Les forces françaises se sont engagées au Mali da

ns la lutte contre des

groupes armés islamistes

ayant pris le contrôle de la partie No

rd du pays et menaçant la capitale Bamako.

Des combats ont eu lieu entre l’alliance des forc

es franco-maliennes et les groupes islamistes. Ces

combats ont permis de libérer le pays

par la prise du terrai

n ville par ville.

Les terres reprisent aux combattants islamistes

ont peu à peu vues des ONG s’implanter dans une

volonté d’aide des populations locales.

Certaines de ces ONG ont profité de cette occupati

on du terrain pour tenter de mettre en avant des

faits qu’elles caractérisent d’exac

tions. En effet, ces ONG s’expriment en faveur des droits de

l’Homme, du respect du droit humanitaire et du dro

it de la guerre qu’ell

es revendiquent presque

automatiquement dans un conflit.

À travers cette étude, nous nous

intéresserons plus particulièrement à trois ONG : Amnesty

International, Human Right Watch et la Fédé

ration Internationales des Droits de l’Homme.

Nous analyserons les évolutions de ces différent

es structures, leurs inte

rventions ainsi que les

individus qui composent leur direction.

3

Partie

1

:

Amnesty

International

A)

Amnesty

International

ou

le

prolongement

d’une

politique

gouvernementale

Si au premier abord, les ONG poursuivent des objectif

s louables s’orientant

vers la défense des

droits de l’Homme et de la di

gnité humaine, de plus en plus

d’éléments démontrent que pour

certaines de ces organisations ce constat est à re

lativiser. Infiltrées par des représentants des

gouvernements, prenant part à certains conflits, pa

ssant sous silence d’autres ; en filigrane se

dessinent les contours d’une stratégi

e qui est le reflet de la politi

que des départements des affaires

étrangères.

Certains gouvernements, comme les Etats-Un

is, ne se cachent d’ailleurs pas de cette

instrumentalisation des Organisati

ons « non-gouvernementales ». Ainsi,

l’ancien secrétaire d’Etat

Colin Powell, dans un discours adress

é aux ONG au début de l’Operation

Enduring

Freedom

(l’invasion de l’Afghanistan),

en octobre 2001, déclarait : «

Les ONG sont un

démultiplicateur de force pour nous, une partie tellement importante de notre équipe

combattante.

»

1

B)

L’instrumentalisation

d’Amnesty

International.

L’ONG Amnesty International a été créée par le

britannique Peter Benenson. Avant d’exercer le

métier d’avocat, il a travaillé au bureau du ministère de

l'information et de la presse britannique lors

de son service pendant la Seconde Guerre Mondiale

. Il a ensuite travaillé au Bletchley Park qui

était le centre de décryptage anglais, où il était aff

ecté à la «Testery». Peter Brenenson était chargé

de déchiffrer les codes allemands.

« En 1960, Benenson est choqué par un article de jour

nal qui relate l'arrest

ation de deux étudiants

condamnés à sept ans de prison pour avoir porté un toas

t à la liberté pendant la dictature de Salazar.

Révolté, il lance dans le journal l'

Observer

(dont le rédacteur était Da

vid Astor) un appel en faveur

« des prisonniers oubliés » dans lequel on a utilisé

pour la première fois la notion de « prisonnier

d'opinion ». L'avocat reçoit alors des milliers de lett

res de soutien. L'appel, repris dans les journaux

du monde entier, demandait aux lecteurs d'écrire des

lettres pour protester co

ntre l'arrestation des

1

Michael Mann,

Incoherent Empire

, Verso, 2003

4

deux jeunes hommes. Pour coordonner cette cam

pagne, Benenson fonde en juillet 1961

l'association Amnesty International avec l'aide, entr

e autres, de Sean MacBri

de et d'Eric Baker. »

2

Depuis, Amnesty s’est vu reconnaître le caractère d'organisme à voix consultative auprès de l'ONU,

auprès, notamment, de son Conseil économique et

social, de l'UNESCO, de l'Europe et de

l'Organisation des États américains. Elle jouit égalem

ent d'un statut d'observa

teur auprès de l'Union

Africaine.

Par plusieurs actions, l’organisation

s’est illustrée par sa partial

ité. A ce titre, la critique de

l’intervention de l’armée française au Mali, trois semaines après son commencement, reposant sur

une étude « exhaustive » de dix jours, illustre bien

l’attention que l’organisation accorde à ce sujet.

Amnesty International est une ONG qui prône son i

ndépendance financière grâce aux dons faits par

une majorité d’anonymes. Cependant un doute plan

e quant à la nature des financements de

l’organisme.

C)

Le

financement.

En premier lieu nous pouvons voir que l’ONG dispose

de plusieurs strates. Amnesty International

est la première façade mais derrière nous retrouvons

Amnesty International Charity Limited qui est

une association enregistrée comme charitable et c’est par celle-ci que passe les financements

d’Etats et de groupe

s corporatistes.

Georges Soros, milliardaire notamment accusé de délit d’initiés en France par la Société Générale

est à la tête de la fondation Open Society Institute,

qui promeut la démocratie, est l’un des plus gros

donateurs d’Amnesty International Charity Limited. Il

a déjà investi plus de 100 millions de dollars

au sein de l’ONG. (Peut-être dans un souci de cons

cience et de transparence vis à vis des Etats)

Il y a deux ans, un autre « scandale » financ

ier éclaboussait l’ONG. L’ancienne directrice

d’Amnesty, Irene Khan, s’est vue octroyer une inde

mnité de départ de plus de 600 000€, étrange

venant de cette femme qui avait activement

lutté contre la pauvreté dans le monde

3

.

Amnesty international se prévaut de l’acte Transparency International, ce dernier est un indice de

perception de la corruption

.

2

http://fr.inforapid.org/inde

x.php?search=Peter%20Benenson

3

http://www.dailymail.co.uk/news/article

-1358537/Revealed-Amnesty-Internationals-

800-000-pay-offs-osses.html#ixzz1EdIXunkv

5

 

 

 

 

 

 

 

Partie

3

:

Fédération

Internationale

des

Droits

de

l’Homme

A)

Historique

Dès le 16 janvier 2013, la Fédération

Internationale des Droits de

l’Homme (FIDH) a demandé à ce

que le respect des droits de l’Homme soit un impé

ratif dans le combat

contre le terrorisme.

Ici, l’intervention de la FIDH sur l’opération Serval

démontre sa position : en demandant le respect

aux multiples déclarations des droi

ts de l’Homme, elle ne s’oppose pas à la France d’autant plus

que cette même intervention a été autorisée par l’ONU.

L’une des forces de la FIDH est

de déployer des missions sur le te

rrain. Ainsi, au Mali, l’ONG a

diligenté une enquête à Bamako. Cette dernière a pe

rmis d’établir qu’une série d’exactions a été

perpétrée par des éléments des forces armées maliennes (exécutions sommaires, enlèvements,...).

La FIDH réclame donc l’urgence d’une commissi

on d’enquête indépendante par les autorités

maliennes, françaises et la communauté interna

tionale. Ces propos ont fa

it réagir le ministre

français de la Défense ainsi que le gouvernement malien. En réponse, ces deux gouvernements ont

promis de veiller aux respects des droits de l’Homme dans ce conflit.

Par ailleurs, la FIDH souhaite

éviter les vengeances

pour gagner la paix. Au-delà des

revendications creuses et

répétitives (comme le salut de l’ouverture d’une enquête par la CPI),

l’ONG innove en demandant le retrait des militaires

de la vie politique malienne. L’organisation va

même essayer de s’immiscer dans les affaires militaires faisant appel à la mise en place d’un

dispositif original et effectif pour une meille

ure coordination des opérations militaires entre les

autorités maliennes, française et l’ONU.

En conclusion, cette organisation mentionne la présence française mais reste plus concentrée sur les

forces maliennes et leurs débordements. Ainsi, e

lle ne se positionne pas contre la France étant

donné qu’on ne peut pas parler d’

interventionnisme forcé car le pr

ésident malien a officiellement

appelé la France à intervenir. Enfin, l’ONG émet

des remerciements (comme si le conflit était

terminé) à la France via l’ONU et

son Conseil de Sécurité.

13

B)

Identification

des

organismes

qui

dénoncent

les

exactions

La FIDH est une ONG internationa

le qui défend tous les droits, civils, politiques, économiques,

sociaux et culturels, tels qu’ils

sont énoncés dans les déclaratio

ns universelles des droits de

l’homme (1948), celles des droits civils et pol

itiques et économiques et sociaux. Elle souhaite

incarner un mouvement mondial de défense des droits humains. Deux

rédacteurs de la Déclaration

Universelle des Droits de l’Homme (DUDH - 1

948), René CASSIN et Jo

seph Paul BONCOUR,

ont également dirigé la FIDH.

Elle inscrit son action à traver

s des méthodes telles lobbying, enquêtes, mobilisation de l’opinion

publique, soutien de la société civi

le, dans le champ juridique et

politique afin de renforcer les

instruments internationaux de prot

ection des droits humains et de

veiller à leur application.

En 1922, la Ligue française de protection des Droits

de l’Homme, la plus ancienne ligue nationale

existante, et la ligue allemande ont conjugué

leurs efforts pour créer

la FIDH. Composée d'une

soixantaine d'associations nationales à sa créati

on, la FIDH rassemble auj

ourd’hui 164 ligues dans

plus de 15 pays. Basée à Paris, el

le coordonne et soutient les actions

de ses ligues et leur apporte un

relais sur le plan

international. À l'instar

des ligues qui la composent,

la FIDH est non partisane,

non confessionnelle et indépenda

nte de tout gouvernement.

La FIDH dispose d'un statut cons

ultatif auprès de l'

Organisation des Nations-Unies (ONU), de

l'UNESCO et du Conseil de l'Eur

ope, et du statut d'observateur aupr

ès de la Commission africaine

des droits de l'homme et des peuples.

14

 

C)

Les

méthodes

employées

par

la

FIDH

La FIDH utilise les médias, qui von

t lui servir de caisse de rés

onnance à ses enquêtes après avoir

sorti un communiqué de presse. Pour aller plus lo

in et toucher directement des personnes, l’ONG

utilise les réseaux sociaux comme

Twitter (@fidh_fr ; @fidh_africa)

mais aussi Facebook qui leur

permet de mesurer l’engagement dir

ect des citoyens da

ns leurs combats

(http://www.facebook.com/Human.Rights.Movement).

De plus, pour peser sur les négociations et

appuyer leurs propos, la FIDH utilis

e les pétitions, qui sont aujour

d’hui numériques. Enfin, le fait

d’avoir un statut consultatif aupr

ès de l’ONU, de l’UNESCO et du

Conseil de l’Europe, la FIDH à

un rôle important de lobbyi

ng dans les institutions.

On note que la FIDH a le souci de vouloir justifie

r ses dénonciations par de

s faits, relevés par des

enquêtes sur le terrain.

Néanmoins, il est impossible de connaître l’orig

ine exacte des financements de la FIDH, lui

permettant notamment de diligenter des enquêtes.

Le rapport du Commissaire aux Comptes parle «

dons et subventions » à hauteur de 4,6 millions d’eu

ros mais sans en connaître l’origine précise.

Deux autres entités financent la FIDH : « Libertés

et solidarité » (164 918 euros), qui est la SICAV

éthique et de partage de la FIDH

et le Comité de soutien « Les

Amis de la FIDH » (24 233 euros)

permet aux particuliers comme aux entreprises de

marquer leur soutien à la FIDH par une adhésion,

en tant que membre

actif ou bienfaiteur.

16

17

Conclusion

:

Cette étude a montré que les de

ux plus grandes organisations qui

ont dénoncé des exactions au

Mali, Amnesty International et HRW, protectrices

des Droits de l’Homme, étaient peu légitimes à

transmettre ces informations. En effet, les li

ens qu’entretiennent ces

deux ONG, aussi bien au

niveau politique que financier, ne

peuvent leur permettre de dispenser des critiques et rapports sur

les agissements des armées engagées au Mali. AI

et HRW ne sont plus in

dépendantes. Leurs liens

forts et la collusion, avec le gouvernement améric

ain, empêchent ces deux entités de penser de

manière impartiale.

 

http://bdc.aege.fr/public/Le_dessous_des_ONG_une%20verite_cachee.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guerre de l’information

:

Le dessous des ONG, une vérité cachée

Sous la direction de Christian HARBULOT

Auteurs:

BELISLEFABRE Alexia

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KABBARA Cyril

KUHL David

LECAUCHOIS Grégoire

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PAIRE Sophie

SELEGNY Grégoire

THISSE Edouard

1

Sommaire

:

Introduction:

......................................................................................................................

3

Partie

1

:

 

http://bdc.aege.fr/public/Le_dessous_des_ONG_une%20verite_cachee.pdf

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