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« Avant de donner le pétrole aux Chinois, j’ai rencontré à Paris [l’entreprise pétrolière] Total et leur ai dit de prendre le pétrole, rien, j’ai donné aux Chinois et c’est devenu un problème. »
dit Bozize.
La société française Areva est actuellement en train de mettre au point l’un des plus importants investissements de la RCA, un projet de mine d’uranium dans le Sud du pays.
Des protestations en faveur d’une intervention, organisées par le gouvernement ou tacitement soutenues par lui, ont eu lieu la semaine passée devant les ambassades américaine et française à
Bangui. Les manifestants auraient accusé Paris de soutenir les rebelles.
Le président français François Hollande a affirmé être neutre, déclarant : « Si nous sommes présents, ce n’est pas pour protéger un régime, c’est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts
et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d’un pays, en l’occurrence la Centrafrique. Ce temps-là est terminé »
Derrière l’attitude fausse de la « non intervention », le gouvernement français travaille incontestablement main dans la main avec le gouvernement américain pour déterminer l’issue de la crise en
République centrafricaine.
La France a été intimement impliquée dans chaque changement de gouvernement de son ancienne colonie depuis 1960. Bozizé avait reçu une formation militaire française avant de devenir à 32 ans le
plus jeune général de Centrafrique sous l’empereur auto-proclamé, Jean-Bedel Bokassa. Paris avait armé et financé Bokassa pendant qu’il était au pouvoir entre 1966 et 1979, avant de le remplacer
par un coup d’Etat initié par l’invasion d’une centaine de forces spéciales française.
Après avoir passé des années en exil en France, Bozizé avait tenté plusieurs coups d’Etat militaires avant de prendre finalement le pouvoir en 2003. Le gouvernement français avait alors fourni un
soutien crucial, dont des forces militaires spéciales françaises dirigeant les opérations et lançant les frappes aériennes contre les rebelles des guérillas en 2006. Si Paris refuse à présent de
venir en aide à Bozizé cela laisse supposer que l’impérialisme français veut soit voir au pouvoir des forces anti gouvernementales soit voir survenir un autre changement au gouvernement de
Bangui.
Après avoir rencontré le président de l’Union africaine, Thomas Yayi Boni, Bozizé a déclaré être prêt à former un nouveau gouvernement d’« union nationale » avec la Séléka. Les négociations entre
le gouvernement et les rebelles doivent avoir lieu au début du mois de janvier au Gabon.
Source : Mondialisation
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