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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 01:41

 

Simon de Beer

 

22 novembre 2012

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Egérie de la « Révolution orange », qui a amené en 2005 le camp pro-occidental à la tête de l'Ukraine, Ioulia Timochenko est généralement présentée dans nos médias comme la garante de la démocratie et des droits de l'homme face au camp « pro-russe ». Sa récente incarcération, unanimement considérée comme politique par nos dirigeants, a ravivé l'élan de sympathie dont elle bénéficie en Europe et aux Etats-Unis. Pourtant, le parcours de cette puissante femme d'affaires est moins rose qu'il n'y paraît à première vue : corruption, liens avec l'extrême droite, pion de l'impérialisme US... De quoi sérieusement égratigner l'image de parfaite démocrate que l'on essaie habituellement de lui donner.

 

 



Egérie de la « Révolution orange » et pion de rechange des USA



Ioulia Timochenko a commencé sa carrière politique dans les années 1990. En 2002, elle a fondé le « Bloc Ioulia Timochenko », une coalition de partis opposés au président de l'époque, Leonid Koutchma. Ce dernier était réputé pro-russe et perçu d'un mauvais œil par les pays occidentaux. Aux élections présidentielles de 2004, le Bloc Ioulia Timochenko a choisi de soutenir le candidat pro-européen Viktor Iouchtchenko contre le successeur de Koutchma, l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovitch.



Dans un premier temps, Ianoukovitch fut déclaré vainqueur des élections. Des fraudes ayant été constatées par divers observateurs, les partisans de Iouchtchenko se sont mobilisés pour contester les résultats. De grandes manifestations ont eu lieu et un second scrutin fut finalement organisé, dont Iouchtchenko est sorti vainqueur. Tout ce processus a été appelé « Révolution orange », du nom de la couleur des partisans de Iouchtchenko.



Pendant toute la durée de la campagne et de la « révolution », Ioulia Timochenko a accompagné et soutenu Viktor Iouchtchenko. Son rôle dans l'élection de ce dernier est indiscutable. « Timochenko est un leader énergétique et charismatique, avec un style politique parfois combatif, qui a fait campagne de manière efficace pour Iouchtchenko  », lit-on dans un Rapport au Congrès américain de 2005 (1). Juste retour des choses, elle fut nommée Première ministre par le nouveau Président.



Iouchtchenko et Timochenko

lors de la Révolution orange





La Révolution orange a été présentée à l'époque comme un mouvement de contestation spontané né du mécontentement de la population ukrainienne. Certes, il ne fait aucun doute qu'une partie des Ukrainiens étaient mécontents de leur classe politique, ni qu'ils sont sortis dans la rue par conviction. Toutefois, de nombreuses sources démontrent aujourd'hui que la révolution ne fut pas si « spontanée » que l'on croit, mais qu'elle avait été au contraire soigneusement préparée avec l'aide de Washington.



Dans le documentaire Les États-Unis à la conquête de l'est (2), on voit par exemple comment, deux mois avant les événements, des stages ont été organisés pour former de jeunes Ukrainiens aux méthodes de la « révolution douce ». La technique est simple et a été appliquée à la lettre : surveiller de près les élections afin de constater des irrégularités commises par la partie adverse ; contester les résultats à l'aide de sondages que l'on a soi-même réalisés à la sortie des urnes ; mobiliser la population pour faire annuler le scrutin ; appeler à l'organisation de nouvelles élections. Au cours de celles-ci, son propre candidat, soutenu par la « communauté internationale » et jouissant de la vague de contestation populaire, affrontera un adversaire accablé par les accusations de fraudes. Il aura dès lors toutes les chances de son côté pour être élu (3).



Durant leurs stages, les jeunes Ukrainiens ont reçu les conseils de jeunes Serbes du mouvement Otpor qui avait renversé Milosevic en 2000. « On leur a appris comment créer leur organisation, comment faire de leur mouvement une véritable marque, comment créer des logos, comment faire passer des messages, comment recruter du monde, mobiliser les gens autour de leur cause. Et bien sûr, comment trouver de l'argent », témoigne l'un d'eux. L'argent, en l'occurrence, a été fourni par des organisations US comme l'International Republican Institute du Sénateur McCain et la Freedom House. « Pour les Ukrainiens, on a donné une petite bourse de 30 000 dollars pour qu'ils puissent rassembler des centaines d'activistes dans le Sud de l'Ukraine, en Crimée. Ils ont été entraînés à l'action civique et à surveiller les élections », déclare le président de la Freedom House devant les caméras.



On sait par d'autres sources qu'un nombre élevé d'organisations US ont travaillé à la préparation de la Révolution orange, comme USAID, la NED et la Fondation Soros. D'une manière générale, le rôle des ONG a été central. La directrice de l'International Centre for Policy Studies, un organisme financé par la Fondation Soros, a déclaré en 2005 à ce propos, très enthousiaste : « Quelque 40 000 ONG regroupent 12% de la population ukrainienne, et ces organisations ont été une force active déterminante dans la Révolution orange ». Selon elle, les « donateurs » de ces ONG se sont efforcés pendant des années d'« accentuer le développement d'un mouvement de protestation » en Ukraine, ce qui a porté ses fruits (4). Le gouvernement des Etats-Unis s'est également montré généreux, déboursant notamment une somme de 13,8 millions de dollars pour, entre autres, financer «  la formation des observateurs » et aider à la réalisation de « sondages indépendants à la sortie des urnes (5) ». Deux des éléments clés, comme on sait, de l'organisation des « révolutions douces » (6).



Tee-shirt de la Fondation McCain avec les dates

des révolutions réussies et celles à venir

(source : Les Etats-Unis à la conquête de l'Est).



Bref, la Révolution orange n'avait pas grand-chose de spontané, malgré tout l'espoir qu'elle a pu susciter parmi la population ukrainienne. Aussi n'y a-t-il rien d'étonnant à ce que les Etats-Unis se soient réjouis lorsque, après l'annulation du premier scrutin, Iouchtchenko a finalement remporté les élections. Iouchtchenko était « leur » candidat, celui sur lequel ils avaient placé tous leurs espoirs. Ils voyaient en lui le politicien le plus apte à défendre leurs intérêts dans la région et à éloigner l'Ukraine de la sphère d'influence russe. « La Révolution orange a suscité beaucoup d'intérêt au Congrès et ailleurs  », a résumé l'analyste Steven Woehrel dans un rapport au Congrès. « Certains avaient l'espoir que l'Ukraine pourrait finalement s'embarquer sur le chemin de réformes complètes et de l'intégration euro-atlantique après des années de demi-mesures et de faux départs (7). »



Toutefois, les espoirs mis sur Iouchtchenko ont été suivis de déceptions. La « coalition orange » qui l'avait porté au pouvoir n'a jamais pu s'accorder politiquement et est restée profondément divisée. Les relations qu'il a entretenues avec Ioulia Timochenko ont été particulièrement exécrables. Ceux-ci se sont mutuellement accusés de corruption et, moins d'un an après sa nomination, Timochenko a été démise de son poste de Première ministre. Ce fut le commencement d'une crise politique de deux ans au cours de laquelle Iouchtchenko s'est rapproché de l'opposition. Finalement, cette crise s'est soldée par la réintégration de Timochenko à son poste de Première ministre en 2007, mais les relations entre les deux dirigeants sont restées hautement tendues.



A cette époque, les Etats-Unis avaient déjà constaté une perte de popularité de leur ancien favori au profit de Timochenko : « Iouchtchenko est dans une plus faible position, les sondages le montrent constamment beaucoup moins populaire que Timochenko (8). » Aux élections présidentielles de 2010, l'ancien président a lamentablement échoué au premier tour avec à peine 5% des voix. Timochenko, en revanche, est arrivée deuxième juste après le candidat « pro-russe » Ianoukovitch. Aussi n'est-il pas étonnant que le soutien des Etats-Unis ait peu à peu basculé de Iouchtchenko, dont on entend aujourd'hui presque plus parler, à Timochenko. Face à la déconfiture du premier, ils ont choisi de miser sur son ex-partenaire, toujours riche du prestige de la Révolution orange, pour défendre leurs intérêts dans la région. Timochenko est en somme le pion de rechange des USA. Un pion dont, par ailleurs, la réputation de fervente démocrate est comme on va voir largement abusive.





Candidate du mouvement fasciste



« Les nationalistes de Svoboda inquiètent les juifs et les Russes », titrait récemment Le Monde (01/11/2012). Dans l'article, le journal rapportait les inquiétudes suscitées par l'entrée au Parlement ukrainien de ce parti nationaliste avec 10% des voix. « J'ai entendu des déclarations antisémites dans la bouche du leader de Svoboda. C'est très désagréable quand ce genre de force politique arrive au pouvoir », a déclaré l'ambassadeur israélien en Ukraine. « C'est la première fois qu'un parti néonazi, qui ne cache pas son antisémitisme et soutient ceux qui collaboraient avec Hitler, entre au Parlement  », a déploré quant à lui un député russe.



L'entrée d'un parti comme Svoboda au Parlement ukrainien a effectivement de quoi inquiéter (9). Comme nous allons le voir plus loin, le mouvement fasciste est particulièrement fort en Ukraine. Toutefois, il y a deux choses que Le Monde n'a pas mentionnées et qui méritent pourtant la plus grande attention.



La première, c'est que le parti de Ioulia Timochenko a passé une alliance électorale avec Svoboda. On ne peut qu'être frappé par l'absence de réactions qu'a suscitée cette information dans la presse française alors qu'elle était depuis longtemps connue. Dès le 26 octobre, l'agence de presse PR Newswire avait rapporté qu'un accord avait été passé entre le parti de Timochenko et Svoboda plus d'une semaine avant les élections. On lisait dans l'article : « D'après le Ukrainian Jewish Committee, Svoboda est un parti fasciste, dont le nom complet le Parti National Socialiste d'Ukraine a été choisi en référence au Parti national-socialiste [...] Alex Miller, chef de la commission inter-parlementaire Ukraino-Israëlienne, [...] a déclaré ne pas comprendre pourquoi l'opposition ukrainienne dirigée par Timochenko a signé un accord de coalition avec ce parti. » Si, le jour des élections, plusieurs journaux français ont évoqué l'alliance en question, tous se sont étonnamment gardé de préciser quel genre de parti était Svoboda (10).



La deuxième chose que Le Monde a omis de dire, c'est que le « mouvement orange » lui-même entretient depuis longtemps des liens étroits avec l'extrême droite ukrainienne. L'Ukraine est un pays où les divisions politiques sont fort marquées géographiquement. Les régions du Sud et de l'Est, où l'on parle majoritairement le russe, sont plus tournées vers la Russie tandis que les régions du Nord et de l'Ouest, berceau du nationalisme ukrainien, sont plus tournées vers l'Occident. Lorsque l'Allemagne nazie a attaqué l'URSS en 1941, elle a trouvé dans ces dernières des forces pour la soutenir. L'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), alors dirigée par Stepan Bandera, a ainsi offert à l'armée allemande deux bataillons de soldats qui ont formé ensemble la Légion ukrainienne. Cette légion a pris une part active dans l'offensive contre les Soviétiques avant d'être transformée en bataillon de police SS (le Schutzmannschaftbataillon 201) chargé de lutter contre les Résistants de Biélorussie.



Fortement réprimée dans l'après-guerre, l'extrême droite ukrainienne a refait surface avec la chute de l'URSS. Elle est reparue dans ses bastions traditionnels du Nord et de l'Est du pays, où les partis de la coalition orange concentrent l'essentiel de leur base électorale. Or, depuis leur accession au pouvoir, ceux-ci ont multiplié les signes de complaisance envers le mouvement fasciste. En 2007, Viktor Iouchtchenko a par exemple réhabilité Roman Choukhevytch, ancien chef d'un des bataillons de la Légion ukrainienne (11). En 2010, c'était au tour de l'ancien dirigeant de l'OUN, Stepan Bandera, d'être consacré héros national par le Président (12). Signalons également la célébration, chaque année, de l'anniversaire de la fondation de la division Waffen SS « Galizien » en 1943. Selon le site resistances.be (01/06/2009), cette célébration initiée par le parti Svoboda a reçu en 2009 le soutien tacite de l'ensemble des formations de la coalition orange. Quant à Ioulia Timochenko, elle a affirmé avant les élections de 2010 qu'elle continuerait, en cas de victoire, le travail entamé par Iouchtchenko pour revaloriser la « véritable histoire » nationale ukrainienne (13).



Nous voyons donc bien que le mouvement fasciste ukrainien, loin de se limiter au parti Svoboda, est en fait étroitement lié au mouvement orange. Pourquoi donc le journal Le Monde, généralement si prompt à lancer des accusations d'antisémitisme, a-t-il caché cette information à ses lecteurs ? De toute évidence, le quotidien n'a pas eu envie d'écorcher l'image de la candidate fétiche de l'Occident, unanimement présentée dans la grande presse comme défendant les valeurs de la démocratie face à l'autoritaire candidat « pro-russe » Viktor Ianoukovitch.

 

Manifestation lors de la Révolution orange

 en 2005. Le drapeau noir et rouge est

celui des fascistes ukrainiens.



 

Businesswoman trempant dans de drôles d'affaires



Le tableau de la « démocrate » opposée au « semi-dictateur pro-russe » nous a été maintes fois servi, tout particulièrement depuis la condamnation de Timochenko pour abus de pouvoir en octobre 2011. La grande presse est largement revenue sur le sujet pendant la campagne électorale. Dans la majorité des cas, la politicienne a été présentée comme une prisonnière politique, condamnée pour des motifs fallacieux. « L'Occident [est] préoccupé par le recul de la démocratie en Ukraine dont l'emprisonnement de l'ex-premier ministre Ioulia Timochenko depuis 2011 est considéré comme un cas emblématique  », écrivait Le Monde le jour du scrutin (28/10/2012).



Ce qui frappe dans les articles parus depuis le début du procès, c'est l'absence totale d'attention portée sur le fond de l'affaire par les grands médias. Les chefs d'accusation, lorsqu'ils sont rappelés, sont systématiquement tournés en dérision : Timochenko aurait été « condamnée à sept ans de prison pour avoir signé un contrat gazier désavantageux avec la Russie (14) ». On insiste sur son état de santé et ses grèves de la faim, mais l'on évite soigneusement de toucher à la question centrale : a-t-elle oui ou non abusé de son pouvoir à diverses reprises pendant son mandat de Première ministre ? Un bref regard sur le passé de la politicienne permettra de mesurer tout l'intérêt de la question.



Ioulia Timochenko a commencé sa carrière comme femme d'affaires à la fin des années 1980. En 1991, elle a fondé avec son mari la Corporation du pétrole ukrainien, une entreprise fournisseuse d'énergie qui est devenue par la suite le principal importateur de gaz russe en Ukraine. Timochenko a présidé cette entreprise de 1995 à 1997. Vers la même période, elle s'est lancée dans la politique et est entrée au Parlement. Elle entretenait alors de bons rapports avec le Premier ministre de l'époque, Pavlo Lazarenko, grâce à l'aide duquel elle s'est construit un véritable empire financier (15). En 1997, Lazarenko fut soupçonné de corruption et contraint de quitter l'Ukraine. Quelques années plus tard, Timochenko fut accusée de lui avoir versé des pots-de-vin et soumise à une enquête judiciaire. A cette occasion, la politicienne a passé un mois en prison en 2001. Finalement, les charges ont été abandonnées suite à l'élection de Iouchtchenko en 2005 et Timochenko a pu poursuivre sa carrière politique. Lazarenko eut moins de chance : réfugié aux Etats-Unis, il fut condamné pour d'autres affaires de fraude et mis en prison (16).



Un rapport au Congrès américain mentionne à propos de toute cette affaire : « [Timochenko] est une figure controversée en raison des relations qu'elle a entretenues, dans le milieu des années 1990, avec des élites de l'oligarchie, dont l'ancien Premier ministre Pavlo Lazarenko, qui purge en ce moment même une peine de prison aux Etats-Unis pour fraude, blanchiment d'argent et extorsion de fonds. Timochenko a servi comme chef d'une société gazière commerciale et vice-Première ministre dans le gouvernement notoirement corrompu de Lazarenko (17). »



En refusant de s'intéresser au fond de son récent procès, décrétant qu'il s'agissait d'une affaire purement « politique », les grands médias ont fait preuve d'une indulgence injustifiée à l'égard de Timochenko. Le houleux passé de cette femme d'affaires aurait dû au contraire les faire redoubler de prudence dans leurs analyses. Mais il faut croire que noircir la réputation de l'idole de l'Occident était pour eux tout simplement inconcevable. Aussi se sont-ils une fois de plus efforcés de la dépeindre comme une enfant de chœur irréprochable, dans le mépris des règles de déontologie les plus élémentaires.





Conclusion



« Si la Russie reprend le contrôle de l'Ukraine, de ses 52 millions d'habitants, des richesses de son sous-sol et de son accès à la Mer Noire, elle redeviendra une grande puissance s'étendant sur l'Europe et l'Asie. [...] Entre 2005 et 2010, l'Ukraine doit être prête à des discussions sérieuses avec l'OTAN. Après 2010, le principal noyau de sécurité en Europe consistera en : la France, l'Allemagne, la Pologne et l'Ukraine. » Voilà ce qu'écrivait en 1997 Zbigniew Brzezinski, l'un des stratèges US les plus influents, dans son livre Le grand échiquier. Ces propos expliquent parfaitement les stratégies des Etats-Unis à l'égard de l'Ukraine (18). Dans le but de soustraire ce pays à l'influence de la Russie, ceux-ci ont aidé les leaders de la coalition orange à prendre le pouvoir en 2005 au moyen d'une révolution minutieusement préparée. Ioulia Timochenko, personnage clé de la révolution, est devenue leur principal atout après la perte de popularité de Viktor Iouchtchenko. Les liens unissant son mouvement à l'extrême droite ukrainienne ont été soigneusement cachés, de même que les sombres affaires de corruption dans lesquelles elle a trempé. Tout a été fait pour la présenter sous un angle parfait au public occidental. Cependant, une partie importante de la population ukrainienne, principalement dans les régions de l'Est et du Sud, où vivent beaucoup de Russes, n'est pas dupe. Elle se souvient fort bien de l'alliance qui avait déjà uni, en 1941, l'extrême droite ukrainienne à l'« Occident », lorsque l'Allemagne nazie s'était lancée dans une violente offensive contre la Russie (26 millions de morts). Aussi ne faut-il pas s'étonner que, malgré tout le battage médiatique dont il a joui chez nous, le camp Timochenko ait, une fois de plus, perdu les élections.





Notes

(1) « Ukraine's Political Crises and U.S. Policy Issues », Rapport au Congrès américain RL32691, 01/02/2005, p. 7 (archive Wikileaks).

(2) Les Etats-Unis à la conquête de l'Est, un documentaire de Manon Loizeau, 2005.

(3) Outre l'Ukraine, cette technique a été utilisée à quelques détails près en Géorgie (2003), au Kirghizstan (2005) et en Moldavie (2009).

(4) Nanivska Vira, « Civil Society in Ukraine and the Orange Revolution », Development Outreach, Worold Bank Institute, septembre 2005, pp. 18-20.

(5) La somme déboursée par les Etats-Unis a également servi à financer des « médias indépendants », à offrir des formations « non partisanes » sur les partis politiques, à faire de l'« éducation d'électeurs » (« voter education  ») et à former les responsables des bureaux de vote. Cf. la déclaration de John Tefft, sous-secrétaire d'Etat US adjoint aux affaires européennes et eurasiennes, le 7 décembre 2004, citée dans le Rapport au Congrès américain RL32691 déjà cité, p. 11.

(6) On trouvera dans Les 7 péchés d'Hugo Chavez de Michel Collon une analyse détaillée des groupes style Otpor chargés de déstabiliser toute une série de pays, dont le Vénézuela. Le livre étudie également leur financement via des organisations comme la NED et USAID.

(7) « Ukraine : Current Issues and U.S. Policy », Rapport au Congrès américain RL33460, 10/09/2008, p. 2 (archive Wikileaks).

(8) Rapport au Congrès américain RL33460, déjà cité, p. 5.

(9) La percée du parti Svoboda est le sujet de l'interview de Jean-Marie Chauvier, « Ukraine : les néofascistes entrent au Parlement », michelcollon.info.

(10) Notamment Le Point et Libération, 28/10/2012.

(11) France-Ukraine, 12/01/2010.

(12) KyivPost, 22/01/2010.

(13) nr2.ru, 30/01/2010. Sur le mouvement fasciste en Ukraine, voir les divers articles de Jean-Marie Chauvier publié sur michelcollon.info, notamment « Ukraine : le fascisme new look réhabilité par Iouchtchenko ».

(14) Voir James Meek, « The millionaire revolutionary », The Guardian, 26 novembre 2004.

(15) AFP, 11/11/2011.

(16) BBC News, 25/08/2006.

(17) Rapport au Congrès américain RL32691, déjà cité, p. 7.

(18) Sur les intérêts économiques et géostratégiques en jeu, voir notre article « Les enjeux de la bataille pour l'Ukraine », michelcollon.info.

 

Source : michelcollon.info

 

Retrouvez l'ensemble de notre dossier « Ukraine élections 2012  »

 

http://www.michelcollon.info/Qui-est-vraiment-Ioulia-Timochenko.html?lang=fr

 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 01:15

 

 

Brazil: Pope Francis , papal flight upon arrival in Rio de Janeiro



23/02/2014

Histoire

Ce document est habituellement considéré comme non authentique par les exégètes. Pourtant, il est souvent surprenant par la coïncidence de ses devises avec le règne des papes qu’il annonce.

Saint Malachie d’Armagh, évêque d’Irlande, né en 1094 et mort en 1148 à Clairvaux. Le moine bénédictin donne alors une série de 111 devises fort laconiques, terminées par une formule qui évoque le dernier pontificat, la fin de Rome et le Jugement dernier. Chacune de ces 111 devises latines devait s’appliquer, dans l’ordre, à chacun des papes qui se succédèrent depuis Célestin II, successeur d’innocent II, le pontife qui avait reçu saint Malachie lors de son voyage à Rome et lui conféra le titre légat du Pape.
« Les notes sur les Pontifes ne sont pas de Malachie lui-même, mais du R. P. Chacon (Ciaconius), de l’ordre des frères Prêcheurs, interprète de cette prophétie. »
Vous allez découvrir 111 devises, donc 101 papes et 10 antipapes, mais avant il y a eu 164 Papes (liste ici)
1. D’un château sur le Tibre. (Ex castro Tiberis)
Célestin II (26 septembre 1143-1144). Mort le 8 mars à Rome

Guido di Citta di Castello
Ce pape naquit à Citta di Castello, la cité du Château, petite ville située sur le Tibre, en Toscane.
2. L’ennemi expulsé.(Inimicus expulsus)
Lucius II (10 mars 1144-1145). Mort le 25 février à Rome

Gérard de Ciaccianemici, né à Bologne
De la famille Caccianemici (cacciare=chasser, nemici=les ennemis).
3. De la grandeur de la montagne.(Ex magnitudine montis)
Eugéne III (27 février 1145-1153). Mort le 8 juillet à Rome

Pietro Bernado, dit Bernard de Pise, né à Montemagno
Patrie étrusque, ville de Montemagno (grandmont).
4. L’Abbé de suburre.(Abbas Suburramus)
Anastase IV (9 juillet 1153-1154). Mort le 2 décembre à Rome

Corrado della Suburra, né à Rome dans le quartier de la Suburra
De la famille Suburra (avait été chef d’une abbaye).
5. De la campagne blanche.(De rure albo)
Adrien IV (5 décembre 1154-1159). Mort le 1 septembre à Anagni

Nicolas Breakspear ou Hastifragus, né à Langlais, près de Saint-Albans, au nord de de Londres
Paysan né dans le bourg de Saint-Alban (alba=blanc).
6. D’une noire Prison.(Ex tetro carcere)
Victor IV, antipape (7 septembre 1159-1164). Mort le 20 avril à Lucques

Ottavio de Monticelli, né à Tivoli en 1095
Fut cardinal de Saint-Nicolas in carcere (en prison).
7. La voie transtibérine.(Via Transtiberina)
Pascal III, antipape (26 avril 1164-1168). Mort le 20 septembre à Rome

Guido da Crema, né à en Lombardie
Guy de Créma, cardinal de Ste Marie au Transtévère (transTiberim).
8. De la Pannomie de Tuscie.(De Pannonia Tusciae)
Callixte III, antipape (1170-1177). Mort à Rome

Jean Morson ou Jean de Strouma, né en Hongrie
Hongrois de nationalité (pannon en latin), cardinal-évêque de Tusculum.
9. De l’oie gardienne.(Ex ansere custode)
Alexandre III (7 juillet 1159-1181). Mort le 30 août à Civita Castellana

Rolando Bandinelli ou Rainucci, né à Sienne en Toscane
De la famille Paparona (ce nom signifie oie – gardien parce que vrai pape).
10. La lumière dans la porte.(Lux in Ostio)
Lucius III (29 août 1181-1185). Mort le 25 novembre

Humbaldo Alluciengola, né à Lucques
Originaire de Lucques (lux signifie lumière), cardinal d’Ostie (ostia signifie porte).
11. Le pourceau dans le crible.(Sus in cribro)
Urbain III (25 novembre 1185-1187). Mort le 20 octobre à Ferrare

Uberto Crivelli, né à Milan vers 1120
Milanais de la famille crivelli (signifie crible) qui porte un porc dans ses armes.
12. L’épée de Laurent.(Ensis Laurentii)
Grégoire VIII (20 octobre 1187-1187). Mort le 15 décembre à Pise

Alberto de Mora ou de Spinacchio, né à Bénévent
Cardinal de St Laurent en Lucina, dont les armoiries représentaient des épées croisées.
13. Il sortira de l’école.(De schola exiet)
Clément III (19 décembre 1187-1191). Mort le 25 mars à Rome

Paolo Scolari, né à Rome
Romain, de la maison Scholari (signifie école).
14. De la campagne des Bovis.(De rure bovensi)
Célestin III (30 mars 1191-1198). Mort le 8 janvier

Giacinto di Pietro di Bobone
De la famille des Bovis (originaire de la campagne romaine).
15. Le comte signé.(Comes signatus)
Innocent III (8 janvier 1198-1216). Mort le 16 juillet

le cardinal Giovanni-Lotario di Segni
De la famille des Conti dei Segni (singnifie comtes des signes).
16. Le chamoine ex latere.(Canonicus ex latere)
Honorius III (1216-1227). Mort le 18 mars

le cardinal-prêtre Censius Savelli
De la famille Sabelli, chamoine de St Jean de Latran (en latin : lateranensis).
17. L’oiseau d’Ostie.(Avis Ostiensis)
Grégoire IX (19 mars 1227-1241). Mort le 22 août

Hugolin, comte de Segui cardinal-évêque d’Ostie
De la famille des Conti dei segni (qui avait un oiseau dans ses armes), cardinal-évêque d’Ostie.
18. Le lion de la Sabine.(Leo Sabinus)
Célestin IV (25 octobre 1241-1241). Mort le 10 novembre

Goffredo Castiglione
Milanais, dont les armes représentaient un lion, cardinal-évêque de la Sabine.
19. Le comte Laurent.(Comes Laurentius)
Innocent IV (25 juin 1243-1254). Mort le 7 décembre à Naples

Gênois Sinibaldo Fieschi
De la maison Flisca, comte de Lavagne de St Laurent en Lucina.
20. Le signe d’Ostie.(Signum Ostiense)
Alexandre IV (12 décembre 1254-1261).

Rinaldo di Segni
De la famille des Conti dei Segni (des signes), cardinal-évêque d’Ostie.
21. Jérusalem de la campagne.(Jerusalem Companiae)
Urbain IV (22 août 1261-1264).

Jacques Pantaléon
Francais de Troyes en Champagne, patriarche de Jérusalem.
22. Le dragon vaincu.(Draco depressus)
Clément IV (5 février 1265-1268). Mort le 29 novembre

Guy Foulques dit Le Gros
Dont les armes repésentaient un aigle tenant dans ses serres un dragon.
23. L’homme-serpent.(Angiunus vir)
Grégoire X (1 septembre 1271-1276). Mort le 10 janvier à Arezzo

Théobaldo Visconti
Milanais. De la famille des Visconti, qui avaient un serpent dans leurs armes (tenant un homme dans sa gueule).
24. Le pêcheur français.(Concionator Gallus)
Innocent V (1276-1276). Mort le 22 juin

Pierre de Champigni
Français, de l’ordre des Prêcheurs.
25. Le bon comte.(Bonus Comes)
Adrien V (1276-1276). Mort le 18 août à Viterbe

Ottobono Fieschi
Ottobon, de la famille Flisca, et comte de Lavagne.
26. Le pêcheur de Tuscie.(Piscator Thuscus)
Jean XXI (15 septembre 1276-1277).Mort le 20 mai à Viterbe

Pierre Julien, le cardinal de Tusculum
Avant Jean Pierre (nom de l’apôtre pêcheur), cardinal-évêque de Tusculum.
27. La rose composée.(Rosa composita)
Nicolas III (25 novembre 1277-1280). Mort le 22 août à Soviano

Gaetano Orsini
De la famille des Orsini qui portait une rose dans ses armes, et surnommé le Composé.
28. Du trésor de martin des lis.(Ex telonio Liliacaei Martini)
Martin IV (22 février 1281-1285). Mort le 28 mars à Pérouse

Simon de Brie
Dont les armes représentaient des lis, chamoine et trésorier de St Martin de Tours.
29. De la rose aux lions.(Ex rosa leonina)
Honorius IV (2 avril 1285-1287). Mort le 3 août

Giacomo Savelli
De la famille Sabelli dont les armes représentaient une rose portée par deux lions.
30. Le pic entre les aliments.(Picus inter escas)
Nicolas IV (22 février 1288-1292). Mort le 4 avril

le cardinal Girolamo Masci
Du Picenum, ville natale ascoli (esca signifie aliment).
31. De l’ermitage élevé aux grandeurs.(Ex eremo celsus)
Célestin V (5 juillet 1294-13 décembre 1294). Mort le 19 mai 1296

Petro Angelari du Murrone, ermite octogénaire, il végétait dans sa crasse au fond d’une grotte sur les sommets du Murrone
Nommé Pierre de Mouron, ermite.
32. De la bénédiction des ondes.(Ex undarum benedictione)
Boniface VIII (24 décembre 1294-1303). Mort le 11 octobre

Benedetto Caëtani
Appelé avant Benoît (Benedictus, béni) Gaëtan, dont les armes représentaient des ondes.
33. Le prêcheur de Patare.(Concionator pataraeus)
Benoit XI (22 octobre 1303-1304). Mort le 7 juillet

Nicola Boccassini
Qui fut appelé frère Nicolas (nom de l’évêque né à Patare), de l’ordre des Prêcheurs.
34. Des fasces aquitaines.(De Fessis Aquitanicis)
Clément V (14 novembre 1305-1314). Mort le 20 avril à Roquemare

Raymond Bertrand de Goth
Aquitain de nationalité, dont les armes représentaient des fasces (trois fasces de gueule).
35. Du cordonnier d’ossa.(De sutore osseo)
Jean XXII (25 septembre 1316-1334). Mort le 4 décembre à Avignon

Jacques Duèze, le fils d’un savetier de Cahors
Français, de la famille Ossa, fils d’un cordonnier.
36. Le corbeau schismatique.(Corvus Schismaticus)
Nicolas V, antipape (1328-1330).

Pierre Rainalucci
Qui fut appelé F. pierre de Corbière, antipape contre Jean XII (donc schismatique).
37. L’Abbé frigide ou froid.(Frigidus Abbas)
Benoît XII (20 décembre 1334-1342). Mort le 25 avril

Jacques Fournier, abbé de Fondfroide
Abbé du monastère de Fontfroide.
38. De la rose d’Arras.(De rosa Athrebatensi)
Clément VI (7 mai 1342-1352). Mort le 6 décembre

Pierre-Roger de Beaufort
Evêque D’Arras, dont les armes représentaient des roses.
39. Des monts de Pammaque.(De montibus Pammachii)
Innocent VI (18 décembre 1352-1362). Mort le 12 septembre à Avignon

Etienne Aubert, corrézien originaire de Monts-les-Beyssac
Jean et Paul, du titre de Pammaque (au mont Coelius) dont les armes portaient six montagnes.
40. Le français vice-comte.(Gallus Vicecomes)
Urbain V (1362-1370). Mort le 19 décembre

Guillaume Grimard
Nonce apostolique auprès des Visconti de Milan (d’origine française).
41. Nouveau d’une vierge forte.(Novus de virgine forti)
Grégoire XI (30 décembre 1370-1378). Mort le 26 mars

Pierre-Roger de Beaufort
Qui fut appelé Pierre Belfort, cardinal de Ste Marie la Neuve.
42. De la croix apostolique.(De cruce apostolica)
Clément VII, antipape (20 septembre 1378-1394).

Robert de Genève
Qui fut cardinal-presbyte des S. S. XII Apôtres, dont les armes représentaient une croix.
43. La lune de Cosmédin.(Luna Cosmedina)
Benoît XIII, antipape (24 septembre 1394-1423). Mort le 23 mars

Pedro Martinez de Luna
Auparavant Pierre de Luna, cardinal-diacre de Ste Marie en Cosmédin.
44. Le schisme des Barcelonais.(Schisma Barchinonium)
Clément VIII, antipape (1424-1429).

Gil Sanchez de Munoz
Antipape, (donc schismatique) qui fut chamoine de Barcelone.
45. De l’enfer en travail.(De inferno praegnanti)
Urbain VI (1378-1389). Mort le 15 octobre

l’archevêque de Bari, Bartolomeo de Prignamo
Napolitain Pregnani (nom de famille qui rapelle le latin praegnans, « en travail »), né dans le lieu appelé Inferno (enfer, quartier de Naples).
46. Le cube du mélange.(Cubus de mixtione)
Boniface IX (2 novembre 1389-1404). Mort le 1 octobre

le cardinal-prête Pietro Tomacelli
De la famille Tomacelli, originaire de Gênes en Ligurie, dont les armes représentaient des cubes (melangés).
47. D’un astre meilleur.(De meliore sydere)
Innocent VII (17 octobre 1404-1406). Mort le 6 novembre

Cosimos de Migliorati
Nommé Cosmato de Meliorato (signifie amélioré) de Sulmon dont les armes représentaient une étoile.
48. Le nautonnier de la mer noire.(Nauta de Ponte nigro)
Grégoire XII (30 novembre 1406-14 juillet 1415). Mort le 19 octobre 1417

Angello Correr
Vénitien, commendataire de l’église de Nègrepont (signifie mer noire).
49. Le fléau du soleil.(Flagellum solis)
Alexandre V, antipape (26 juin 1409-1410). Mort le 3 mai

Petros Philargos
Grec, archevêque de Milan, dont les armes représentaient un soleil (fléau parce qu’il était un antipape).
50. Le cerf de Sirène.(Cervus Sirenae)
Jean XXIII, antipape (17 mai 1410-26 juillet 1417). Mort le 23 decembre 1419

Balthasar Cossa
Cardinal-diacre de St Eustache, qui est représenté avec un cerf, légat de Bologne, Napolitain (Naples était appelé jadis Parthenope, du nom d’une sirène).
51. La couronne du voile d’or.(Corona veli aurei)
Martin V (11 novembre 1417-1431). Mort le 20 février

Oddo Colonna
De la famille Colonna, cardinal-diacre de St Georges au voile d’or (les armes des Colonna représentaient une couronne).
52. La louve célestine.(Lupa coelestina)
Eugène IV (3 mars 1431-1447). Mort le 23 février

Ermite de Saint Augustin, Gabriel Condulmer
Vénitien, d’abord chamoine régulier célestin et évêque de sienne (les armes de cette ville représentaient une louve).
53. L’amant de la croix.(Amator crucis)
Félix V, antipape (5 novembre 1439-avril 1449).

Duc Amédée VIII de Savoie
Qui fut appelé Amédée (Amadeus, aime-dieu) duc de savoie, dont les armes représentaient une croix.
54. De la petitesse de la lune.(De modicitate Lunae)
Nicolas V (6 mars 1447-1455). Mort le 24 mars

Tommaso Parentucell
De la Lunégiane de Sarzane, né de parents modestes.
55. Le Boeuf paissant.Bos pascens)
Calixte III (8 avril 1455-1458). Mort le 6 août

Alonzo de Borgia
Espagnol, dont les armes représentaient un boeuf paissant.
56. De la chèvre et de l’auberge.(De capra et albergo)
Pie II (1458-1464). Mort le 15 août

Enée Piccolomini
Caprina l’avait pris comme secrétaire, recontré en 1432 pour le concile de Bâle
et le cardinal Nicolas d’Albergati lui avait confié des missions aux Pays-Bas et en Ecosse
Siennois, qui fut secrétaire des cardinaux Capranica (capra signifie chèvre) et Albergati (Alberga signifie auberge).
57. Du cerf et du lion.(De cervo et leone)
Paul II (30 août 1464-1471). Mort le 26 juillet

Pietro Barbo, cardinal de Saint-Marc et nommé évêque de Cervia
Vénitien, qui fut commendataire de l’église de Cervie et cardinal du titre de St Marc (dont le symbole est un lion). (Il avait d’ailleurs un lion dans ses armes).
58. Le pêcheur mineur.(Piscator Minorita)
Sixte IV (1471-1484). Mort le 12 août

Francesco della Rovere, élévé par les frères mineurs
Fils de pêcheur, franciscain (ordre mineur).
59. Le précurseur de Sicile.(Praecursor Siciliae)
Innocent VIII (29 août 1484-1492). Mort le 25 juillet

le cardinal Jean-Baptiste Cibo, évêque de Malfetta
Qui fut appelé Jean-Baptiste (nom du précurseur du Christ) et qui vécut à la cour l’Alphonse, roi de Sicile.
60. Le boeuf d’Albano au port.(Bos Albanus in porta)
Alexandre VI (1492-1503). Mort le 18 août

Rodrigo Borgia de Valence, évêque de Portus
Cardinal-évêque d’Albano et Porto (signifie port) dont les armes représentaient un boeuf.
61. Du petit homme.(De parvo homine)
Pie III (22 septembre 1503-1503). Mort le 18 octobre

le cardinal Francesco Todeschini Piccolomini
Siennois, de la famille Piccolomini (piccolo signifie petit; uomini, hommes).
62. Le fruit de Jupiter aidera.(Fructus Jovis juvabit)
Jules II (31 octobre 1503-1513). Mort entre le 20 et 21 février

le cardinal Giuliano della Rovere
Ligurien, dont les armes représentaient un chêne, arbre de Jupiter.
63. Du gril de Politien.(De craticula Politiana)
Léon X (9 mars 1513-1521). Mort le 1 décembre

Giovanni de Médicis
Fils de Laurent de Médicis, (St laurent a comme insigne un gril) et élève de Politien.
64. Le lion de Florent.(Leo Florentius)
Adrien VI (1522-1523). Mort le 14 septembre

Adrien Florenz, évêque de Tortosa
Fils de Florent, dont les armes représentaient un lion.
65. La fleur du globe malade.(Flos pilaei aegri)
Clément VII (1 octobre 1523-1534). Mort le 25 septembre

Giulio de Medici
Florentin, de la maison des Médicis, dont les armes représentaient des boules, la supérieure surmontée de lis (malade dérive d’un jeu de mot sur son nom de Médicis, médecin).
66. La jacinthe des médecins.(Hiacynthus Medicorum)
Paul III(1534-1549). Mort le 10 novembre

Alexandre Farnese
Farnèse, qui portait des lis (bleus ou hyacinthes) dans ses armes et fut cardinal de S. S. Côme et Damien (deux médecins martyrs).
67. La couronne du mont.(De corona montana)
Jules III (8 février 1550-1555). Mort le 23 mars

Giovanni Maria Del Monte
Appelé d’abord Jean Marie del Monte (du mont), avait deux couronnes dans ses armes.
68. Le froment prêt à tomber.(Frumentum floccidum)
Marcel II (9 avril 1555-1555). Mort le 1 mai

le cardinal Marcello Cervini
Dont les armes représentaient un cerf et du froment (des épis de blé), et prêt à tomber parce qu’il vécut si peu de temps comme pape.
69. De la foi de Pierre.(De fide Petri)
Paul IV (23 mars 1555-1559). Mort le 18 août

le cardinal Gian Pietro Carafa
Appelé d’abord Jean Pierre Caraffa (carafé signifie chère foi).
70. Le remède d’Esculape.(Aesculapi pharmacum)
Pie IV (25 décembre 1559-1565). Mort le 9 décembre

Giovanni Angelo de Medici avait étudié la médecine, puis le droit
Appelé d’abord Jean Ange Médicis (jeu de mot sur son nom de famille, parce que le père de la médecine est appelé Esculape).
71. L’ange des bois.(Angelus nemorosus)
Pie V (7 janvier 1566-1572). Mort le 1 mai

Michel Ghislieri était né à Bosco, en Savoie, en 1504 et avait gardé les chèvres dans sa jeunesse
Appelé Michel (nom d’un ange), né dans la ville de Bosco (signifie bois).
72. La moitié du corps des globes.(Medium corpus pilarum)
Grégoire XIII (13 mai 1572-1585). Mort le 10 avril

le cardinal Ugo Boncompagni
Dont les armes représentaient une moitié de corps de dragon, créé cardinal par Pie IV qui portait des boules dans ses armes.
73. L’axe au milieu du signe.(Axis in medietate signi)
Sixte V (24 avril 1585-1590). Mort le 27 août

Felice Peretti
Qui portait un axe au milieu d’un lion dans ses armes (le lion est un des signes du zodiaque).
74. De la rosée du ciel.(De rore coeli)
Urbain VII (14 septembre 1590-1590). Mort le 27 septembre

Gianbattista Castagna
Qui fut archevêque de Rossano en Calabre, où la manne est rassemblée (ros signifie rosée en latin).
75. De l’ancienneté de la ville.(Ex antiquitate Urbis)
Grégoire XIV (5 décembre 1590-15 octobre 1591). Mort le 16 octobre

Niccolo Sfondrati (Nicolas Sfondrato)
Originaire de Milan, ville ancienne, et sénateur, fils de sénateur (senator signifie ancien).
76. La cité sainte en guerre.(Pia civitas in bello)
Innocent IX (29 octobre 1591-1591). Mort le 30 décembre

Gian Antonio Facchinetti (Antoine Facchinetti)
Originaire de Bologne, cité célèbre dans les anales de l’Eglise romaine et souvent appelé à défendre la Papauté. Ce pape envoya en outre des troupes aux Ligueurs de France, seul fait important de son pontificat trés court.
77. La croix romuléenne.(Crux romulea)
Clément VIII (2 février 1592-5 mars 1605). Mort le 8 mars

Ippolito Aldobrandini (Hippolyte Aldobrandini)
De la famille romaine des Aldobrandini (Romulus fut le fondateur de Rome), dont les armes représentaient une série de croix attachées les unes aux autres et qui rappelle la croix du pontife romain à plusieurs croisillons.
78. L’homme aux ondes.(Undosus vir)
Léon XI (1 avril 1605-26 avril 1605). Mort le 27 avril

Alexandro Ottaviano de Medicis (Octave de Médicis)
Ce pape, élu le 1er Avril, fut en quelque sorte un poisson d’Avril et ne régnat que 27 jours, il ne fit que passer comme l’onde qui fuit.
79. La gent perverse.(Gens perversa)
Paul V (16 mai 1605-1621). Mort le 28 janvier

Camillo Borghese (Camille Borghèse)
De la famille des Borghèse qui portaient dans leurs armes un aigle et un dragon, gent perverse.
80. Dans la tribulation de la paix.(In tribulatione pacis)
Grégoire XV (9 février 1621-1623). Mort le 8 juillet

Alessandro Ludovisi avait étudié le droit (Alexandre Ludovisi)
Institua la Propagande, rédigea la Contitution sur la législation des Conclaves et réforma les ordres religieux dans le but de rendre la paix au monde chrétien si troublé par la guerre de Trente ans.
81. Le lis et la rose.(Lilium et Rosa)
Urbain VIII (6 août 1623-1644). Mort le 29 juillet

Maffeo Barberini (Maeffeo Barberini)
Le pontificat fut marqué par l’alliance de la rose de l’Angleterre protestante avec le lis de la France catholique au cours de la guerre de Trente ans, alliance désastreuse pour la Papauté.
82. La joie de la croix.(Jucunditas crucis)
Innocent X (16 septembre 1644-5 janvier 1655). Mort le 7 janvier

Giambattista Pamfili (Jean-Baptiste Pamphili)
Elu le jour de l’Exaltation de la croix (14 Septembre).
83. Le gardien des monts.(Montium custos)
Alexandre VII (7 avril 1655-1667). Mort le 22 mai

Fabio Chigi (Fabius Chigi)
De la famille des Chigi dont les armes représentaient des montagnes que domine une étoile.
84. L’astre des cygnes.(Sidus olorum)
Clément IX (20 juin 1667-1669). Mort le 9 décembre

Giulio Rospigliosi (Jules Rospigliosi)
Naquit près de la rivière Stellata (stella signifie étoile) et au conclave où il fut élu il occupait la chambre des cygnes, appatement du vatican appelé ainsi en raison des peintures représentant ces oiseaux.
85. Du grand fleuve.(De flumine magno)
Clément X (29 avril 1670-1676). Mort le 22 juillet

Emilio Altieri (Emilio Altieri)
De la famille des Altiéri dont les armes représentaient la constellation de Cassiopée, qui est traversée par la voie lactée appelé jadis le grand fleuve. Autre interprétation il naquit sur les bords du Tibre, le grand fleuve de Rome, qui déborda le jour de sa naissance, et il fut sauvé des eaux, comme Moïse, alors que son berceau flottait déjà à la dérive.
86. La bête insatiable.(Bellua insatiabitis)
Innocent XI (21 septembre 1676-1689). Mort le 12 août

Benedetto Odescalchi (Benoît Odescalchi)
Les armoiries représentaient un aigle et un lion, deux bêtes insatiables.
87. La pénitence glorieuse.(Poenitentia gloriosa)
Alexandre VIII (6 octobre 1689-1 février 1691). Mort le 1 septembre

Pietro Ottoboni (Pierre Ottoboni)
Elu en la fête de St Bruno, fondateur de l’ordre de pénitents très sévère des Chartreux (6 Octobre).
88. Le rateau à la porte.(Rastrum in porta)
Innocent XII (12 juillet 1691-1700). Mort le 27 septembre

Antonio Pignatelli (Antoine Pignatelli)
De la famille Pignatelli del Rastello (du Rateau) qui habitait aux portes de Naples, le grand port Italien.
89. Des fleurs tout autour.(Flores circumdati)
Clément XI (23 novembre 1700-1721). Mort le 19 mars

le cardinal Gian Francsico Albani (François Albani)
Né à Urbin, ville dont les armes représentaient une couronne de fleurs.
90. De bonne religion.(De bona religione)
Innocent XIII (8 mai 1721-7 mars 1724).

le cardinal Michelangelo dei Conti (Michel-Ange Conti)
De la famille des Conti dei Segni, la seule qui a donné neuf papes à l’Eglise et qui était donc bien « de bonne religion ».
91. Le soldat en guerre.(Miles in bello)
Benoît XIII (29 mai 1724-1730). Mort le 21 février

Pietro Francesco Orsini (VVincent Orsini)
De la famille des Orsini, fort connus au moyen âge pour leur audace et leur héroïsme guerrier.
92. La colonne élevée.(Columna excelsa)
Clément XII (12 juillet 1730-1740). Mort le 8 février

le cardinal Lorenzo Corsini (Laurent Corsini)
Il s’occupa beaucoup d’architecture; il fit décorer de colonnes monumentales le portique principal de St Jean de Latran à Romme et créa au Capitole l’Ecole d’architecture.
93 L’animal des champs.(Animal rurale)
Benoît XIV (20 août 1740-1758). Mort le 3 mai

le cardinal Propero Lambertini (Prosper Lambertini)
Par sa lutte constante, opiniâtre et patiente contre la philosophie impie et amorale de son siècle, il rappelle le boeuf, animal des champs, et justifie cette qualification au même titre que St Thomas et Bossuet.
94. La rose de l’Ombrie.(Rosa Umbriae)
Clément XIII (6 juillet 1758-1769). Mort le 2 février

le cardinal Carlo Rezzonico (Charles Rezzonico)
D’abord gouverneur de Riéti, ville de l’Ombrie. La plaine de Riéti, comparée par Cicéron à la vallée de Tempé, est particulièrement délicieuse par les roses qui la parfument.
95. L’ours rapide.(Ursus velox)
Clément XIV (19 mai 1769-1774). Mort le 22 septembre

Giovanni Vincenzo Antonio Ganganelli (Laurent Ganganelli)
La maison paternelle de ce pape avait comme enseigne un ours à la course.
96. Le voyageur apostolique.(Peregrinus apostolicus)
Pie VI (15 février 1775-1799). Mort le 29 août à Valence

le cardinal Giovanni Angelo Braschi (Angelo Braschi)
Ce pape fit deux voyages à l’étranger.Le premier, volontaire, lorsqu’il se rendit à Vienne auprès de Joseph II, pour défendre les droits de l’Eglise compromis par l’ingérence de cet empereur dans les affaires spirituelles. C’était la première fois, depuis des siècles, qu’un pape quittait l’Italie. La seconde fois, le voyage fut involontaire. Fait prisonnier par les troupes républicaines commandées par le général Berthier, il fut emmené à Sienne, à Florence, à Parme, à Turin, à Briançon, à Grenoble puis à Valence en France et y mourut en prison. Deux fois, Pie VI avait été le « Voyageur apostolique ».
97. L’aigle rapace.(Aquila rapax)
Pie VII (14 mars 1800-1823). Mort le 20 août

le cardinal Luigi Barnaba Chiaramonti (Barnabé Chiaramonti)
Fut emprisonné à Fontainebleau par Napoléon I le 19 juin 1812, l’aigle rapace qui l’obligea de signer le Concordat le 25 janvier 1813.
98. Le chien et la couleuvre.(Canis et Coluber)
Léon XII (28 septembre 1823-1829).Mort le 10 février

le cardinal Hannibal della Genga (Annibal della Ganga)
Le pontificat est marqué par l’efflorescence des sociétés secrètes, caractérisées par le cynisme et la traîtrise.
99. L’homme religieux.(Vir religiosus)
Pie VIII (31 mars 1829-1830). Mort le 30 nevembre

le cardinal Castiglioni (François-Xavier Castiglioni)
Ce pontificat très court est signalé par une seule encyclique, et elle attaque les erreurs et l’indifférence moderne en matière de religion.
100. De Balmes en Etrurie.(De balneis Etruriae)
Grégoire XVI (2 février 1831-1 juin 1846).

Bartolomeo Alberto Cappellari (Mauro Capellari)
Ce pape appartenait à l’ordre des Camaldules, fondé par St Romuald à Balnes en Etrurie, et créa le musée étrusque au vatican.
101. La croix (venant) de la croix.(Crux de cruce)
Pie IX (16 juin 1846-1878). Mort le 7 février

Giovanni Maria Mastai-Ferretti (Jean Mastaï)
Ce pape eut à supporter la croix de la persécution lors de la révolution italienne (le Risorgimento) et cette révolution était dirigée par la maison de Savoie qui porte une croix dans ses armoiries.
102. La lumière dans le ciel.(Lumen in caelo)
Léon XIII (20 février 1878-1903). Mort le 20 juillet

le cardinal Vincenzi Giaccommo Pecci (Joachim Pecci)
Ce pape appartenait à la famille des Pecci dont les armes représentent une comète dans un ciel d’azur. De plus, son influence en matière de lumière chrétienne fut essentielle. On pense en particulier à son encyclique sur le social. 
103. Le feu ardent.(Ignis ardens)                                                         
Pie X (4 août 1903-1914). Mort le 20 août

Giuseppe Melchiore Sarto (Joseph Sarto)
Elu en la fête de St Dominique (4 Août) dont l’ordre porte en chef une torche ardente et il était cardinal du titre de St Bernard-aux-Thermes
104. La religion dépeuplée.(Religio depopulata)                                
Benoît XV (3 septembre 1914-1922). Mort le 22 janvier

Giacomo Della Chiesa (Jacques della Chiesa)
Il vécut toute la guerre mondiale 1914-18 et la révolution mondiale consécutive qui dépeupla vraiment les temples de la chrétienté
105. La foi intrépide.(Fides intrepida)                                                 
Pie XI (6 février 1922-1939). Mort le 10 février

Achille Ratti
Le pape des missions et de l’action catholique, preuves d’une foi intrépide
106. Le pasteur angélique.(Pastor angelicus)                                       
Pie XII (2 mars 1939-1958). Mort le 9 octobre à Castelgandolfo

Eugenio Pacelli
Pasteur angélique dont parle la prophéties depuis le moyen âge.
107. Le pasteur et nautonnier.(Pastor et nauta)
Jean XXIII (25 octobre 1958-1963).Mort le 3 juin

Angello Roncalli
Il fut patriarche de Venise, qui est la ville des navigateurs. Il fut, tel un pasteur, à la source de la grande étape du Concile Vatican II. 
108. La fleur des fleurs.(Flos florum)                                                      
Paul VI (21 juin 1963-1978). Mort le 6 août

Giovanni Basttista Montini (Jean-Baptiste Montini)
Le lys, surnommé « la fleur des fleurs« , est le symbole de la ville de Florence dont ce pape était originaire. De plus, ses armes étaient formées de trois lys. 
109. De la moitié de la lune.(De mediate lunae)                                     
Jean-Paul I (26 août 1978-1978). Mort le 28 septembre à 23 heures

Albino Luciani, né a Canale d’Agordo, non loin de Belluno
Elu lors de la demi-lune, Jean-Paul I mourut 33 jours plus tard.
Je vous mets maintenant le texte d’un petit prospectus que je conserve précieusement.
Il est daté du
1er nov. 1971 et commente les devises des papes à venir:
« De la médiation de Marie, la lune étant l’image de Marie dans l’Ecriture Sainte (cf Sir. 43, 8 ). Le « pape intermédiaire », ou « le pape de l’ombre » « qui ne règnera pas longtemps » (message de la Salette, note de Mélanie du 21 nov. 1878). »
 
110. Du labeur du soleil.(De Labore solis)                                              
Jean-Paul II (16 octobre 1978-2 avril 2005).

le cardinal Carol Wojtyla
Ce pape venant de l’Est (Pologne) est comme le soleil levant venant de l’Est. De plus son rôle de voyageur infatigable, tel le soleil apportant partout la bonne parole (lumière), peut en faire un soleil très travailleur. Né le jour d’une éclipse de soleil, il fut enterré le 8 avril 2005, jour d’éclipse.
Voici la suite du petit prospectus que je conserve.
Il est daté du
1er nov. 1971 et commente les devises des papes à venir:
« De l’oeuvre du Soleil, ou le « grand pape » dont l’élection surviendra vers la fin du temps de l’épreuve de l’Eglise. Il y aura le triomphe de la Sainte Eglise, période appelée par Michel Servant: « Le règne spirituel », qui surviendra avant l’an 2000 (message secret de Fatima, du 13 juillet 1917). »
111. De la gloire de l’olive.(De gloria olivae)
(19 avril 2005 – 28 février 2013).***

Voici enfin mon propre commentaire, en 1998:
L’olivier a quatre sens dans l’Ecriture:
1° La paix Genèse 8, 11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu’elle avait dans le bec un rameau tout frais d’olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
Le futur pape serait-il d’origine juive (symbolisé par l’olivier) ? à moins que ce pape ne cherche à prendre une part active à certains processus de paix de part le monde (l’olivier).
2° Le judaïsme
Romains 11, 17 Mais si quelques-unes des branches ont été coupées tandis que toi, sauvageon d’olivier (Eglise d’origine païenne) tu as été greffé parmi elles pour bénéficier avec elles de la sève de l’olivier (le judaïsme), ne va pas te glorifier aux dépens des branches. Ou si tu veux te glorifier, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte. Tu diras: On a coupé des branches, pour que, moi, je fusse greffé. Fort bien. Elles ont été coupées pour leur incrédulité, et c’est la foi qui te fait tenir. Ne t’enorgueillis pas; crains plutôt. Car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, prends garde qu’il ne t’épargne pas davantage.
L’olivier franc symbolise chez saint Paul Israël: Il se pourrait que ce pape soit témoin de grands évènement concernant Israël et les promesses faites par le Christ sur son peuple (Jérusalem juive, la question du Temple, le rapport d’Israël avec l’Eglise?). Or l’Ecriture annonce certains évènements non encore réalisés concernant de peuple: « Jérusalem sera foulée par les nations jusqu’à ce que soit achevé le temps des nations ».
3° L’Eglise
L’Olivier greffé est l’Eglise: on peut imaginer plusieurs années d’abondantes récoltes et de croissance de l’Eglise. C’est le pape de l’âge d’or du règne spirituel: « Les 25 ans d’abondantes récoltes » du message de la Salette.
4° La passion: « Curieusement DE GLORIA OLIVAE me fait plutôt penser a une gloire qui ne peut venir que du mt des oliviers,une gloire bien terrible donc » (Citation d’un courrier de Jean-Pierre).
C’est vrai. C’est une intéressante interprétation. Je vais la rajouter sur la page de mon site. Je n’y avais pas pensé. Sera-t-il le pape qui précède la passion de l’Eglise? Celui du Jardin des Oliviers et du baiser de Judas, son frère évêque?
Voici la suite du petit prospectus que je conserve.
Il est daté du
1er nov. 1971 et commente les devises des papes à venir:
« L’olivier est symbole de paix (Gén 8, 11) et par son fruit, l’olive (d’où est extrait l’huile, image de l’onction), symbole de l’Esprit Saint et donc de Marie, son épouse.
C’est le pape de l’âge d’or du règne spirituel: « Les 25 ans d’abondantes récoltes » du message de la Salette. »
JUIN 2005 : PROPOSITION D4INTERPRETATION DE LAURENT
Bonjour,
J’ai peut-être une interprétation pour l’avant dernière prophétie de Saint Malachie a propos de Benoît XVI. Ainsi, le pontificat de ce pape sera voué a De gloria olivae (la gloire de l’olive ?!) Voyons plus profondément l’étymologie. Revenons à la racine antique du mot « olivae » et prenons le mot comme étant une métaphore pour « huile ». Le mot huile est dérivé du grec ancien « elaiw » signifiant olivier, olive. Les terminaisons féminine et neutre ajoutée à cette racine donnait respectivement OLIVIER, l’arbre ou le jus de l’olive à savoir l’huile. A partir de là on peut prendre le mot « olivae » comme étant une métaphore pour huile surtout dans le contexte moderne que nous connaissons.
Or, dans quelques années, une certaine huile connaîtra son apogée. Il s’agit de l’huile (Oleum) de roche (Petra) soit le pétrole. Notre société mondialisée repose sur les échanges de biens et de marchandises et 95% du transport est dépendant du pétrole. Il est fort probable que lorsque le pic du pétrole aura atteint son apogée (vers 2007 selon un certain nombre de spécialistes patentés, notre société s’en trouvera très bouleversée. Notre modèle de civilisation basé sur le consumérisme sera appelé à changer de gré ou de force puisque les faits sont inéluctables quant au déclin du pétrole. Par ailleurs, cette interprétation pourrait être cohérente avec la dernière prophétie. Le dernier pape sera nommé Pierre (dérivé de « Petra ») et sera romain (Petrus Romanus).
« Dans la dernière persécution de la sainte Eglise romaine siègera Pierre Romain, qui paîtra ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Ces tribulations passées, la ville aux sept collines sera détruite et le juge redoutable jugera son peuple. »
Ainsi, au vu des nombreux problèmes que posera la fin inéluctable du pétrole, on peut supposer que Rome, la ville au sept collines, qui représentait le centre du monde au temps de Malachie peut personnifier le monde occidental actuel (qui est aujourd’hui le centre du monde). La fin du pétrole signifiera inéluctablement la fin de la suprématie du monde occidental. Ceci n’est qu’une interprétation et elle en vaut certainement d’autre. Pour autant, j’aimerais en connaître votre commentaire…
Bien à vous,
Laurent
Cher Laurent, Je vais la rajouter dans le fichier, à titre de preuve au cas où vous ayez trouver la bonne interprétation. Au plan de l’interprétation du symbole, elle me paraît très intéressante. Au plan mondial, je ne suis pas sûr que la disparition du pétrole ne provoque plus que le basculement vers le nucléaire civil… C’est la seule critique que j’ai a formuler. J’installe donc. Arnaud
 
JUIN 2006 : PROPOSITION D’INTERPRÉTATION DE DIMITRI
Au fil de mes lectures sur Internet, j’ai trouvé quelque chose d’intéressant sur la signification que pourraient avoir la 111ème prophétie relative au cardinal Joseph Ratzinger…
Premièrement, la branche d’olivier est le symbole de l’ordre de Saint-Benoît… ! Mais je trouve cela un peu simple comme explication…
Deuxièmement, il y a quelque chose de relativement troublant.
Benoît XVI a été installé comme associé étranger à l’Académie des Sciences Morales et Politiques (ASMP) qui est une des cinq académies qui forme l’Institut de France (la plus célèbre étant l’Académie Française). Cette installation a eu lieu le 06 novembre 1992.
La couleur de l’habit traditionnel que porte les académiciens est… le vert Olive ! De plus, cet habit est décoré d’une broderie de soie figurant… une branche d’olivier !
De nouveau, cela ne prouve rien… mais c’est, je trouve, un signe troublant !
Je ne saurais malheureusement pas citer mes sources car je ne me souviens plus des sites Internet sur lesquels j’ai trouvé ces idées…
Bonne continuation
Dimitri David
 
112. La prophétie se termine de la façon suivante:
 
« Dans la dernière persécution de la sainte Église
romaine siègera Pierre Romain, qui paîtra ses
brebis au milieu de nombreuses tribulations.
Ces tribulations passées, la ville aux sept collines
sera détruite et le juge redoutable jugera son peuple. »
« In pfecutione. extrema S.R.E. fedebit.
Petrus Romanus, qui pafcet oues in multis tribulationibus :
quibus tranfactis ciuitas fepticollis diruetur,
& Iudex tremêdus indicabit populum fuum.Finis. »
La fin de l’Évangile de saint Jean parle, sous l’image de Pierre, de la manière dont la papauté rendra témoignage à Dieu. Ainsi, selon la lettre de la Prophétie des papes, il sera possible d’en juger la vérité à cette époque. Mais attention, même si cette prophétie se révélait vraie, cette venue d’une papauté errante peut durer des siècles. On peut s’en faire une idée en lisant l’histoire des papes d’Avignon après leur excommunication, eux qui errèrent depuis le XV° siècle (Voir le roman historique: « L’anneau du pécheur », Jean Raspail, Albin Michel).

http://infolibretv.fr/?p=2483

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:52





Avant-hier, en parcourant ce « cerveau collectif » qu’est Facebook, je suis tombé sur la publication d’un de mes amis et par la même occasion, je suis tombé des nues. Les médias « main stream », si prompts à sortir l’artillerie lourde contre les votations des Suisses sur les minarets ou l’immigration massive, se sont bien gardés de nous informer de cette initiative en cours, qui a recueilli à ce jour près de 50 000 signatures mais il lui en faudra le double pour déboucher sur un référendum. C’est de la bombe. J’en ai rêvé, et les Suisses sont peut-être en train de le faire. Il faut absolument qu’ils aboutissent. Non seulement pour eux mais pour nous tous. C’est pourquoi nous devons les soutenir. J’invite tous ceux d’entre nous qui ont des amis et connaissances au pays des Helvètes de les contacter et de faire la promotion de cette initiative citoyenne. Si l’insurrection des fils (et des filles) de Guillaume Tell contre les Banksters (et les banques suisses sont puissantes !) est couronnée de succès, alors tout espoir sera permis pour nous-mêmes et les générations futures.

JPEG - 42.7 ko
Coffres suisses (CC BY-NC-SA 2.0)
photo par ork_dot_ch http://www.flickr.com/photos/ork_do...

Voici donc de quoi il s’agit :

http://www.zeitpunkt.ch/news/artikel-einzelansicht/artikel/die-geldwende-in-der-schweiz-steht-am-start.html

J’ai traduit l’essentiel de l’article ci-après :

« L’initiative citoyenne la plus importante des 20 dernières années devrait être lancée le 1er mai : la transformation du franc suisse d’argent-dette en « plein argent » [100 % money comme disent les économistes anglo-saxons]. C’est ce qu’ont décidé hier [le 8 janvier 2014 puisque l’article est daté du 9] à Zurich les responsables de l’association pour la modernisation de la monnaie. L’initiative « Plein argent – pour un argent à l’abri de la crise dans l’intérêt de tous : la création monétaire à la seule banque centrale » veut mettre fin à la création de la monnaie par les banques privées.

90 % de l’argent – la plupart des gens n’ont pas conscience de cette monstruosité – est créé littéralement à partir de rien par les banques. Le monopole de la banque centrale ne s’étend qu’à la monnaie fiduciaire [pièces et billets]. L’argent scripturaire, utilisé pour la plupart des paiements, est créé par les banques elles-mêmes chaque fois qu’elles octroient un crédit. Elles ne prêtent pas l’argent des épargnants – ceux-ci le conservent et peuvent s’en servir pour leurs paiements – , mais créent de l’argent qui n’existait pas par un simple jeu d’écritures. (…) La loi ne les oblige qu’à avoir 2,5 % du montant des prêts en dépôt. [c’est ce qu’on appelle le système des « réserves fractionnaires »]

Le revers de la médaille n’est pas seulement l’insécurité de nos dépôts bancaires, mais une montagne de dettes qui grossit sans cesse, qui est de plus en plus difficile à rembourser et dont souffrent principalement les salariés. Car la plus grande partie de la richesse nouvellement créée n’irrigue pas l’économie réelle, où la majorité gagne son pain quotidien, mais la finance qui permet de réaliser des gains rapides. (…)

Le privilège de la création monétaire draine des sommes considérables dans des poches privées alors qu’elles devraient revenir à la collectivité. L’article 99 de la Constitution (…) n’inclut pas la monnaie scripturaire (…). C’est cette lacune que les initiateurs veulent corriger. Le 100 % monnaie est ainsi appelé car toute la monnaie, même la monnaie scripturaire, est garantie par la banque centrale, et pas seulement 2.5 %. C’est pourquoi cet argent est à l’abri des faillites bancaires. L’idée selon laquelle un tel scénario ne pourrait se produire que dans les pays du Sud de l’Europe, fortement endettés, mais pas dans l’opulente Suisse est malheureusement une illusion. (…)

Bien qu’il paraisse révolutionnaire, ce concept n’est pas nouveau. Dans les années 1930, une large majorité de professeur d’économie américains se sont prononcés pour le « 100 % money » pour sortir de la crise. Dans une étude du FMI de 2012, le contrôle étatique de la création monétaire a été préconisé. (…)

Pourtant, les obstacles à cette initiative sont considérables : la compréhension générale de la vraie nature de l’argent bancaire est faible, même parmi les banquiers et politiciens qui devraient bien connaître le sujet. Les médias y portent peu d’intérêt, en particulier ceux qui vivent de la publicité pour les banques. Et les banquiers n’ont absolument pas intérêt à se soumettre à un débat public sur leurs privilèges insoupçonnés (…). Les initiateurs et leurs conseillers économiques (dont quelques professeurs émérites) sont ainsi dépendants du soutien des rares personnes qui sont conscientes des énormes enjeux de la création monétaire. Jusque là, 40 000 signatures [47 500 à ce jour] et 30 000 francs de dons ont été recueillis, ce qui est encore insuffisant. (…) »

Pour plus de renseignements et un suivi de cette initiative : http://www.vollgeld-initiative.ch/?&L=1

En quoi est-ce révolutionnaire ? Comme l’expliquent André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder dans La dette publique, une affaire rentable, (1) le système bancaire vampirise littéralement l’économie réelle en ponctionnant des sommes considérables et parfaitement indues, par l’entremise de la dette publique. Un Etat n’a pas besoin d’emprunter aux banques privées, il peut se prêter à lui-même, sa banque centrale peut créer la monnaie dont il a besoin pour financer les services publics, puis la détruire en se remboursant (l’opération n’est donc pas inflationniste). Le tout sans intérêts.

Or, voici que notre souveraineté monétaire a été transférée à l’Europe donc la banque centrale s’interdit de financer directement les Etats (art. 104 du traité de Maastricht, confirmé par l’art. 123 du traité de Lisbonne), les obligeant à emprunter à des banques privées moyennant des intérêts dont le taux varie en fonction de la confiance des investisseurs dans la capacité de remboursement du pays : la crise grecque n’a pas d’autre origine. Quant à nous, qui bénéficions d’un taux faible, notre stock de dette avoisinant les 2000 milliards d’euros nous coûte quand-même près de 50 milliards d’intérêts par an ! Oui, vous avez bien lu : cela fait une saignée de 130 millions PAR JOUR, et sans que le premier centime du principal ne soit remboursé ! La dette publique n’est d’ailleurs pas faite pour être remboursée, mais pour assurer une rente ad vitam aeternam aux titulaires des emprunts d’Etats, qui ne peut être extorquée qu’en sacrifiant les besoins légitimes de la population en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures, etc. En ce sens, il est (à moitié) faux d’affirmer que la dette pèsera sur les générations futures : elle pèsera sur les enfants des pauvres (ceux dont les services publics sont le seul patrimoine) mais profitera aux enfants des riches qui pourront continuer à ponctionner une part considérable de la richesse nationale. C’est pourquoi les milieux populaires et les classes moyennes ont un INTERÊT VITAL à ce que la monnaie soit déprivatisée !

Si cette initiative suisse réussit, elle ne manquera pas de donner des idées à toute l’Europe, et l’outil qui aura permis d’arracher la création monétaire aux banques, le référendum d’initiative citoyenne, deviendra une revendication incontournable (2). Autrement dit : c’est l’avenir de la démocratie sur tout le continent qui est en jeu !

 

(1) Voir ce blog : http://postjorion.wordpress.com/2013/03/03/270-holbecq-que-serait-la-dette-publique-devenue/

(2) Pour rappel, l'association Article 3 (www.article3.fr) a le référendum d'initiative citoyenne pour seule revendication.

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:27

 



Par Vincent Normand

AteliER
Article initialement publié dans l'atelier E&R

Depuis que les grands magasins de distribution se sont aperçus que la nourriture bio intéressait les jeunes, ils ont décidé de s’en accaparer le monopole, pour leur plus grand profit futur.

Développement des cancers en forte hausse, scandales alimentaires, légumes qui n’ont plus aucune saveur, viandes aux hormones, voilà sans doute ce qu’a apporté la doctrine capitaliste dans nos assiettes. L’inquiétude générée pour notre santé a créé un nouveau marché, le marché « bio ». En tous les cas c’est comme cela que le voient les mastodontes de l’alimentaire. Petit rappel sur la façon dont nous en sommes arrivés là afin de nous permettre de ne pas reproduire les mêmes erreurs et de trouver des solutions.

À l’après-guerre, le ménage moyen dépensait 46 % de ses revenus pour l’alimentation, les ménages se fournissaient essentiellement chez l’agriculteur du coin en produits naturels. L’explosion de la grande distribution a ensuite raflé la mise tout en exigeant des agriculteurs de leur revendre moins cher que le prix de revient. En a résulté une chute vertigineuse de la qualité avec l’utilisation de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques. Vivrons nous aussi longtemps que nos grands-parents nourris au potager du jardin ? Pour revenir à la bonne nourriture saine et naturelle, aujourd’hui tout le monde ne parle plus que de bio, mais…

Attention, ce label de qualité est différent d’un pays à l’autre : des tomates bio d’Espagne ou d’Italie sont soumises à moins d’exigences que les françaises et engendrent de la pollution en transport soumis à l’écotaxe. Autre problème, le label bio européen est sans cesse assoupli, au point d’autoriser aujourd’hui jusqu’à 0,9 % d’OGM. Il y a également le cas TAFTA, ouverture au marché transatlantique, qui ne présage rien de bon quant à la sécurité alimentaire.

L’Union européenne a créé ces phénomènes : elle subventionne la production de fruits et légumes en Italie et en Espagne mais pas en France, où seule la production de céréale l’est : création d’une dépendance des nations les unes aux autres, renforcement du commerce international. Attaque sur les producteurs locaux via la grande distribution, qui vend du bio à prix coutant en espérant tuer dans l’œuf l’embryon d’espoir que représente le regain d’intérêt des consommateurs pour l’agriculture locale et les produits saints.

En France, seulement 3 % des terres sont biologiques. Les éleveurs sont également en grande difficulté suite à la spéculation sur les céréales qui nourrissent leurs bêtes. Cette hausse du cours a été orientée par la finance et est en train de détruire l’élevage, enchaînant la France à des dépendances extérieures.

Pour toutes ces raisons, il est fondamental de consommer local.

Dans cette affaire, nous avons aussi notre part de responsabilité, en voulant consommer de tout à n’importe quel moment – en ignorant les cycles naturels des saisons –, nous nous sommes mis dans une situation délicate avec notre assiette. Il est fondamental de changer notre état d’esprit face à la nourriture ; nous devons être prêts à nous soumettre à la nature au lieu de tenter de la contrôler. Qui connais la terre mieux que l’homme qui la travaille ? Qui peut lui acheter à un prix décent et lui permettre de sortir de la pression de la grande distribution et du cercle vicieux de l’agriculture chimique ? Lier les consommateurs directement aux producteurs est une solution : en court-circuitant les grandes surfaces, on permet de tisser une relation de confiance, une bouffée d’oxygène entre agriculteur et citoyen. Réconcilions-nous avec nos fermiers !

En plus de préserver sa santé, se fournir directement au paysan est un geste patriote, économiquement et politiquement intelligent face à la guerre que l’oligarchie mène contre notre indépendance. C’est aussi être un consom’acteur lucide, respectueux de la nature et protecteur de nos labels de qualité face aux lobbies apatrides, comme Monsanto, qui rêvent d’imposer TAFTA et les OGM dans nos assiettes.

 

Voir aussi, sur E&R :
- « Destruction des sols : que faire ? »
- « Viticulteur poursuivi pour refus d’utiliser des pesticides : un enjeu pour toute l’agriculture »
- « Le miel de nos supermarchés »

Découvrir une agriculture saine et enracinée avec nos partenaires :

 

 

 

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http://www.egaliteetreconciliation.fr/Marche-bio-la-guerre-faite-aux-paysans-francais-23564.html

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:19

 

 

legume

 

 

19/02/2014

Climat & Environnement



  • Les poireaux, et le fenouil

L’idée est de repartir de ce qui devrait normalement finir au vide ordures : la partie blanche « racineuse ». En positionnant la racine dans un récipient en verre avec un fond d’eau et une bonne luminosité, la partie verte devrait recommencer à pousser.
Astuce, il est possible de conserver les poireaux le fenouil et les oignons frais plus longtemps, en plongeant la partie blanche dans l’eau.
Il faut néanmoins veiller à changer l’eau au moins 2 fois par semaine, voire toutes les semaines suivant sa couleur.

 

  • Le céleri, le chou (et le choux chinois) ainsi que la romaine

Sur le même principe que les poireaux et le fenouil, il suffit de mettre la partie inférieure de ces légumes dans un récipient avec de l’eau de façon à plonger les racines dedans. Attention, il faut asperger régulièrement les feuilles car sinon elles se déshydrateraient. Des nouvelles petites racines devraient commencer à repousser après quelques jours. Au bout de 3 semaines, lorsque des petites feuilles commenceront à repousser, il est alors temps de transplanter la « racine » en pleine terre. A noter que l’étape de l’eau n’est pas indispensable, il est tout à fait possible de replanter directement la partie basse du légume dans la terre, tout en prenant garde de garder un sol très humide.

 

  • Le gingembre

Rien de plus simple que de planter du gingembre. Il suffit de planter un petit morceau dans la terre, de l’arroser et des petits bourgeons devraient apparaître rapidement. Attention toutefois, le gingembre est une plante qui aime la chaleur et l’humidité. Lorsque des petites feuilles poussent, attendre quelques jours, puis déraciner le tout : voici un nouveau morceau de gingembre. Et il suffit alors de recommencer le processus, pour avoir une autre racine de ce délicieux aromate. Petit plus, le gingembre est une jolie plante d’intérieur !

 

 

  • La pomme de terre

Ceux qui font du compost s’en sont déjà peut-être rendu compte, la pomme de terre renaît de ses épluchures. Si l’on peut prendre une pomme de terre germée pour la replanter et refaire d’autres productions, il en va de même avec son épluchure (si celle-ci est également germée).Avec une pomme de terre entière : prendre une pomme de terre germée et la couper en 4 en prenant soin d’avoir au moins une germe sur chaque morceau. Laisser ces morceaux à l’air libre et température ambiante, un jour ou deux. Ce « temps de repos » évite que les morceaux pourrissent dans la terre. Avant de les replanter, s’assurer que le sol est riche (le compost est l’idéal pour des plantations de pommes de terre).Placer chaque morceau dans un trou d’environ 20 cms et recouvrir de la moitié seulement. Dès que les feuilles sortent, ramener de la terre autour, afin de solidifier la pousse.Avec une peau, voici le processus en images

  • L’ail

Il suffit de laisser germer une gousse d’ail et de la replanter, germe vers le haut. Ainsi, la plante va s’enraciner et produire une nouvelle tête d’ail ! L’avantage de l’ail reste qu’il est auto-suffisant, au même titre que le gingembre. Avec une gousse d’ail, il est possible de refaire une tête complète systématiquement.

 

  • Les oignons frais

Couper la base de l’oignon en prenant garde de laisser 2-3 cms au dessus des racines et poser ce morceau à même le sol (humide), le recouvrir de terre et laisser travailler la nature.
Attention, les oignons aiment les sols chauds et humides, en période hivernale, ils poussent très bien dans des pots à l’intérieur en leur proposant un bon ensoleillement.

 

  • L’avocat

Il ne s’agit pas là de la peau mais du noyau.. Bien le nettoyer et le sécher au moins pendant 2 à 3 jours. Planter 3 cure dents autour du noyau (sans trop les enfoncer non plus). Déposer le noyau dans un verre rempli d’eau, de façon à ce que la partie bombée soit à l’air libre et la partie « plate » dans l’eau.

Au bout de deux semaines, le noyau va se couper en deux et une semaine plus tard (donc 3 au total), une racine apparaîtra, ce sera alors le moment de mettre le noyau en terre (racine dans la terre dans un petit trou qui laisse le haut du noyau à l’air). Il faut garder les cure dents de façon à ne pas abîmer le noyau. Au bout de 2 semaines les premières feuilles devraient apparaître

 

  • Le topinambour

Les épluchures du topinambour sont très vivaces et redonnent vie à la plante. Il suffit de les repiquer comme les épluchures de pommes de terre.

 

  • La citronelle

Cette plante aromatique peut repousser d’elle-même, si l’extrémité est plongée dans l’eau. Lorsque les racines sont visibles, il suffit de replanter la petite pousse pour qu’elle renaisse à nouveau.

  • La carotte

Il suffit de garder l’extrémité avec la fane et plonger la partie orange dans un récipient peu profond d’eau. Les fanes vont continuer de pousser et la carotte sera prête à être replantée.
Vos contributions sur notre page facebook ou notre site (sous cet article) sont les bienvenues si vous avez d’autres idées !

 

Sources :

Caboucadin.com

Frugalliving.about.com

Astuces de grand-mère



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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:02

 



10 février par Eric Toussaint



Via leurs activités de trading, les banques sont les principaux spéculateurs sur les marchés de gré à gré et à terme de matières premières et de produits agricoles car elles disposent de moyens financiers nettement plus élevés que les autres protagonistes en jeu. Une petite visite sur le site du Commodity business awards |1| permet de découvrir une liste de banques et de courtiers qui jouent un rôle de premier plan sur le marché des commodities |2| (que ce soit le marché où les matières premières s’achètent et se vendent physiquement), ou sur celui des dérivés qui ont pour sous-jacent des commodities. Parmi ces banques, on retrouve le plus souvent BNP Paribas, Morgan Stanley, Crédit Suisse, Deutsche Bank et Société Générale. Certaines banques vont d’ailleurs plus loin et se dotent d’instruments pour influer directement sur des stocks de matières premières. C’est le cas du Credit Suisse qui est associé à Glencore- Xstrata, la plus grande société mondiale de courtage en matières premières |3|. Parmi les banques européennes, BNP Paribas est avec Deutsche Bank une banque des plus influentes sur le marché des commodities, elle joue un rôle clé dans le secteur des dérivés sur les matières premières |4|.

 

Plusieurs banques des États-Unis sont allées plus loin que les européennes dans la stratégie de contrôle d’une part du marché des commodities, il s’agit de JP Morgan, Morgan Stanley et Goldman Sachs. Par exemple, JP Morgan a importé aux États-Unis 31 millions de barils de pétrole au cours des quatre premiers mois de l’année 2013 ! Les banques des États-Unis sont propriétaires de raffineries de pétrole, de centrales électriques, de réseaux de distribution d’énergie, d’entreprises de stockage de métaux, de stocks de produits agricoles, d’entreprises d’exploitation de gaz de schiste… Comment en est-on arrivé là ? La Fed a autorisé en 2003 la banque universelle Citigroup à acheter la société de courtage Phibro en expliquant qu’il était normal de compléter l’activité de la banque sur le marché des dérivés de commodities par la détention physique de stocks de matières premières (pétrole, grains, gaz, minerais…). Quant à Morgan Stanley et Goldman Sachs qui jusqu’en 2008 |5| avaient le statut de banque d’affaires, elles ont pu dès 1999, grâce à la loi de réforme bancaire qui a complété l’abrogation du Glass Steagall Act, faire l’acquisition de centrales électriques, de tankers pétroliers et d’autres infrastructures. C’est ainsi que Morgan Stanley possède des barges, des tankers, des pipelines, des terminaux pétroliers et gaziers ! De son côté, JP Morgan a acheté la division commodities de RBS en 2010 pour 1,7 milliard de dollars, ce qui lui a permis d’acquérir 74 entrepôts de stockage de métaux au R-U comme aux États-Unis, tandis que Goldman Sachs en détient 112. Ces deux banques détiennent donc ensemble plus d’entrepôts de stockage de métaux que Glencore (qui en possède 179).

 

Détenir des entrepôts de stockage est fondamental notamment si une société ou un cartel de plusieurs sociétés (par exemple des banques) veut spéculer sur les prix en stockant au maximum pour faire monter les prix ou en déstockant pour les faire baisser. C’est ce qui s’est passé concrètement par exemple sur le marché de l’aluminium depuis 2008. Selon une enquête menée par le New York Times, depuis que Goldman Sachs a racheté en 2010 les entrepôts d’aluminium à Detroit, le temps d’attente pour être livré en barres d’aluminium est passé de 6 semaines à 16 mois. Les prix ont nettement augmenté (alors que l’offre et les stocks d’aluminium sur le marché mondial se sont accrus), ce qui a provoqué de fortes réactions d’entreprises comme Coca-Cola et le brasseur Miller, gros consommateurs d’aluminium pour la fabrication des canettes… Rien qu’en revenus de stockage d’aluminium à Detroit, Goldman a engrangé 220 millions de dollars |6|.

 

Après avoir fait de plantureux bénéfices en manipulant les cours, les banques les plus présentes sur le marché physique des commodities ont adopté une stratégie de sortie. Trois raisons principales les ont poussées dans cette direction. Primo, les autorités de contrôle se sont rendu compte des manipulations auxquelles se sont livrées plusieurs banques. JP Morgan, Barclays, Deutsche Bank ont dû payer des amendes dans plusieurs affaires concernant notamment la manipulation du marché de l’électricité de Californie. JP Morgan a ainsi accepté de payer une amende de 410 millions de dollars dans cette affaire qui n’est pas terminée |7|. Les autorités américaines, sous la pression de sociétés concurrentes des banques et face à l’impopularité des banquiers en général auprès du grand public, envisagent sérieusement de limiter les activités des banques sur le marché physique des commodities. Secundo, les bénéfices que tirent les banques de leurs activités sur ce marché ont commencé à baisser depuis 2011-2012, les prix des matières premières ont d’ailleurs tendance à se contracter. Tertio, le capital dur (Core Tier 1) requis pour les investissements dans les entreprises de courtage pèse plus lourd que d’autres investissements (dettes souveraines par exemple). Du coup, comme les banques doivent augmenter leur ratio fonds propres/actifs pondérés, elles font le calcul qu’il vaut mieux se délester en tout ou en partie des investissements dans le marché physique des commodities |8|. Affaire à suivre. Il n’en demeure pas moins que les banques resteront très actives sur les marchés des dérivés de commodities et sur tous les segments des marchés financiers qui sont concernés par les matières premières. Leur capacité de nuisance est et restera tout à fait considérable si des mesures radicales ne sont pas prises.

 

Ces banques sont des acteurs de tout premier ordre dans le développement de la bulle spéculative qui s’est formée sur le marché des commodities |9|. Quand elle éclatera, l’effet boomerang sur la santé des banques provoquera de nouveaux dégâts. Il faut également prendre en compte le réel désastre, bien plus grave, pour les populations des pays du Sud exportateurs de matières premières. L’ensemble des peuples de la planète seront affectés d’une manière ou d’une autre.

 

Retour sur le rôle fondamental de la spéculation dans l’envolée des prix des aliments et du pétrole en 2007-2008

 

La spéculation sur les principaux marchés des États-Unis où se négocient les prix mondiaux des biens primaires (produits agricoles et matières premières) a joué un rôle décisif dans l’accroissement brutal des prix des aliments en 2007-2008 |10|. Cette hausse des prix a entraîné une augmentation dramatique, de plus de 140 millions en un an, du nombre de personnes souffrant de malnutrition. Plus d’un milliard d’êtres humains (une personne sur sept) ont faim. Les affameurs ne sont pas des francs-tireurs, ce sont les investisseurs institutionnels (les zinzins : les banques |11|, les fonds de pension, les fonds d’investissement, les sociétés d’assurances), les grandes sociétés de trading comme Cargill. Les hedge funds ont aussi joué un rôle, même si leur poids est bien inférieur à celui des investisseurs institutionnels |12|.

 

Michael W. Masters, qui dirigeait depuis douze ans un hedge fund à Wall Street, a explicité le rôle néfaste de ces institutionnels dans un témoignage qu’il a présenté devant une commission du Congrès à Washington le 20 mai 2008 |13|. A l’occasion de cette commission chargée d’enquêter sur le rôle possible de la spéculation dans la hausse des prix des produits de base, il a déclaré : « Vous avez posé la question : Est-ce que les investisseurs institutionnels contribuent à l’inflation des prix des aliments et de l’énergie ? Ma réponse sans équivoque est : OUI » |14|. Dans ce témoignage, qui fait autorité, il explique que l’augmentation des prix des aliments et de l’énergie n’est pas due à une insuffisance de l’offre mais à une augmentation brutale de la demande venant de nouveaux acteurs sur les marchés à terme des biens primaires (« commodities ») où l’on achète les « futures ». Sur ce marché (également appelé contrat à terme), les intervenants achètent la production à venir : la prochaine récolte de blé, le pétrole qui sera produit dans 6 mois ou dans 5 ans, etc. Dans le passé, les principaux intervenants sur ces marchés étaient des entreprises qui avaient un intérêt spécifique - lié à leur activité - pour un de ces biens primaires. Il pouvait s’agir par exemple d’une compagnie aérienne qui achète le pétrole dont elle a besoin ou d’une firme alimentaire qui se procure des céréales. Michael W. Masters montre qu’aux États-Unis, les capitaux alloués par les investisseurs institutionnels au segment « index trading » des biens primaires des marchés à terme sont passés de 13 milliards de dollars fin 2003 à 260 milliards en mars 2008 |15|. Les prix des 25 biens primaires cotés sur ces marchés ont grimpé de 183 % pendant la même période. Il explique qu’il s’agit d’un marché étroit et qu’il suffit que des investisseurs institutionnels comme des fonds de pension ou des banques allouent 2 % de leurs actifs pour en bouleverser le fonctionnement. En 2004, la valeur totale des contrats futurs concernant 25 biens primaires s’élevait seulement à 180 milliards de dollars. A comparer avec le marché mondial des actions qui représentait 44 000 milliards, environ 240 fois plus. Michael W. Masters indique que cette année-là, les investisseurs institutionnels ont investi 25 milliards de dollars dans le marché des futurs, ce qui représentait 14 % du marché. Il montre qu’au cours du premier trimestre 2008, les investisseurs institutionnels ont augmenté de manière très importante leur investissement dans ce marché : 55 milliards en 52 jours ouvrables. De quoi faire exploser les prix !

 

Le prix des biens primaires sur le marché à terme se répercute immédiatement sur les prix courants de ces biens. Ainsi, quand les investisseurs institutionnels ont acheté des quantités énormes de maïs et de blé en 2007-2008, la flambée des prix de ces produits a été immédiate.

 

A noter qu’en 2008 l’organe de contrôle des marchés à terme, la Commodity Futures trading Commission (CFTC), a estimé que les investisseurs institutionnels ne pouvaient pas être considérés comme des spéculateurs. La CFTC définit les zinzins comme des participants commerciaux sur les marchés (« commercial market participants »). Cela lui permet d’affirmer que la spéculation ne joue pas un rôle significatif dans l’envolée des prix. Une sévère critique de la CFTC est faite par Michael W. Masters, mais surtout par Michael Greenberger, professeur de droit à l’université de Maryland, qui a témoigné devant la commission du Sénat le 3 juin 2008. Michael Greenberger, qui a été directeur d’un département de la CFTC de 1997 à 1999, critique le laxisme de ses dirigeants qui font l’autruche face à la manipulation des prix de l’énergie par les investisseurs institutionnels. Il cite une série de déclarations de ces dirigeants dignes de figurer dans une anthologie de l’hypocrisie et de la bêtise humaine. Selon Michael Greenberger 80 à 90 % des transactions sur les Bourses des Etats-Unis dans le secteur de l’énergie sont spéculatives |16|. Son expertise est donc sans appel.

 

Le 22 septembre 2008, en pleine tourmente financière aux États-Unis, alors que le président Bush annonçait un plan de sauvetage des banques qui consistait à leur remettre 700 milliards de dollars (sans compter les liquidités qui ont été mises à leur disposition massivement), le prix du soja faisait un bond spéculatif de 61,5 % !

Jacques Berthelot montre lui aussi le rôle crucial joué par la spéculation des banques dans la montée des prix agricoles mondiaux |17|. Il donne l’exemple de la banque belge KBC, qui a mené une campagne publicitaire pour vendre un nouveau produit commercial : un investissement des épargnants dans six matières premières agricoles. Le fonds de placement « KBC-Life MI Security Food Prices 3 » racole des clients avec un slogan cynique : « Tirez avantage de la hausse du prix des denrées alimentaires ! ». Cette publicité présente comme une « opportunité » la « pénurie d’eau et de terres agricoles exploitables » ayant pour conséquence « une pénurie de produits alimentaires et une hausse du prix des denrées alimentaires » |18|.

 

Du côté de la justice américaine, les spéculateurs sont dans leur bon droit. Paul Jorion, dans une opinion publiée dans Le Monde, met en cause la décision d’un tribunal de Washington qui a invalidé le 29 septembre 2012 des mesures prises par la CFTC « qui visaient à plafonner le volume des positions qu’un intervenant peut prendre sur le marché à terme des matières premières, afin qu’il ne puisse pas, à lui seul, le déséquilibrer » |19|.

 

Jean Ziegler, ex-rapporteur des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, exprime les choses sans détour : « La crise financière de 2007-2008 provoquée par le banditisme bancaire a eu notamment deux conséquences. La première :

Les fonds spéculatifs (hedge funds) et les grandes banques ont migré après 2008, délaissant certains segments des marchés financiers pour s’orienter vers les marchés des matières premières, notamment celui des matières premières agricoles. Si l’on regarde les trois aliments de base (le maïs, le riz et le blé), qui couvrent 75 % de la consommation mondiale, leurs prix ont explosé. En 18 mois, le prix du maïs a augmenté de 93 %, la tonne de riz est passée de 105 à 1010 dollars et la tonne de blé meunier a doublé depuis septembre 2010, passant à 271 euros. Cette explosion des prix dégage des profits astronomiques pour les spéculateurs, mais tue dans les bidonvilles des centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants. Une deuxième conséquence est la ruée des hedge funds et autres spéculateurs sur les terres arables de l’hémisphère sud. Selon la Banque mondiale, en 2011, 41 millions d’hectares de terres arables ont été accaparés par des fonds d’investissements et des multinationales uniquement en Afrique. Avec pour résultat, l’expulsion des petits paysans. » |20|

 

En février 2013, dans un rapport intitulé « Ces banques françaises qui spéculent sur la faim », l’ONG Oxfam France indique que les quatre principales banques françaises – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Natixis (BPCE) – géraient, pour leurs clients, en novembre 2012, au moins dix-huit fonds qui spéculent sur les matières premières.

 

« Il y a deux façons de spéculer, explique Clara Jamart, responsable de la sécurité alimentaire chez Oxfam France. En prenant des positions sur les marchés de produits dérivés de matières agricoles. Ou par ces fonds indiciels, qui suivent les prix des matières premières agricoles et les poussent à la hausse. » |21| La majorité de ces fonds ont été créés une fois qu’avait commencé en 2008 la crise alimentaire, dans le but manifeste de faire des profits en spéculant sur les aliments et d’autres commodities.

 

À Bruxelles, le Réseau financement alternatif a également dénoncé en 2013 l’implication de six banques actives en Belgique dans la spéculation sur la faim dans le monde. Environ 950 millions d’euros provenant de clients de banques belges servent à spéculer sur les matières premières alimentaires |22| Il faut mettre fin à cet ordre des choses, voici 22 propositions afin de mettre en place une alternative à la crise alimentaire |23|.

  • Interdire la spéculation sur l’alimentation ; spéculer sur la vie des gens est un crime, c’est pourquoi les gouvernements et les institutions internationales doivent interdire les investissements spéculatifs sur les produits agricoles.

  • Interdire les dérivés sur les commodities.

  • Interdire aux banques et autres sociétés financières privées d’intervenir sur le marché des commodities.

  • Socialiser sous contrôle citoyen la banque en lui donnant notamment comme mission de financer les projets agricoles favorisant la souveraineté alimentaire et donnant la priorité aux petites exploitations familiales, aux coopératives et au secteur agricole public

  • Établir ou rétablir des organisations internationales de régulation des marchés et des productions des principaux produits d’exportation (cartels de pays producteurs par exemple dans les secteurs du café, du cacao, des bananes, du thé...) pour assurer des prix stables au niveau international.

  • Mettre fin aux plans d’ajustement structurel (PAS) qui obligent les États à renoncer à leur souveraineté alimentaire.

  • Proscrire l’accaparement des terres.

  • Mettre en place des réformes agraires globales (sur la terre bien sûr, mais aussi l’eau et les semences) pour assurer que les paysans et les paysannes qui produisent l’alimentation pour les populations aient accès aux ressources agricoles, plutôt que les grandes entreprises qui produisent pour l’exportation.

  • Inscrire le droit à la souveraineté alimentaire dans le droit international pour que le droit de chaque pays à développer ses propres politiques agricoles et à protéger son agriculture, sans nuire aux autres pays, soit reconnu (notamment dans la Charte des droits économiques, sociaux et culturels)

  • Mettre fin aux mécanismes asservissants de la dette publique extérieure ou intérieure dominée par les banques privées, de même mettre fin à l’asservissement des familles paysannes par les prêteurs privés

  • Mettre en place un moratoire sur les agro-combustibles industriels, proscrire les organismes génétiquement modifiés

  • Réformer la Politique agricole commune de l’UE et le Farm Bill des États-Unis qui ont des effets dévastateurs sur l’équilibre des marchés agricoles

  • Ne pas signer et le cas échéant dénoncer les accords de libre-échange multilatéraux et bilatéraux (ALE et APE) qui contredisent la souveraineté alimentaire

  • Établir ou rétablir des protections douanières face aux importations agricoles

  • Reconstituer des réserves alimentaires publiques dans chaque pays

  • Rétablir des mécanismes de garantie des prix agricoles

  • Développer des politiques de maîtrise de la production pour stabiliser les prix agricoles

  • Contrôler les marges des intermédiaires

La sécurité alimentaire de tous passe par des prix agricoles stables qui couvrent les coûts de production et assurent une rémunération décente pour les producteurs. Le modèle des prix agricoles bas, promus par les gouvernements pour augmenter la consommation de masse de produits manufacturés et des services (tourisme, divertissement, télécommunications, etc.), n’est pas durable, ni sur le plan social ni sur le plan environnemental. Ce modèle bénéficie essentiellement aux grandes entreprises de l’agro business, aux banques privées et, en détournant les attentes démocratiques des populations vers la consommation de masse, aux élites politiques et économiques des pays qui confisquent ainsi le pouvoir.

 

Face aux crises alimentaires et environnementales actuelles, des changements radicaux sont indispensables et urgents. Les propositions ci-dessus offrent des pistes pour des politiques agricoles et commerciales basées sur la souveraineté alimentaire et qui permettraient une stabilisation des prix agricoles à des niveaux capables d’assurer une production alimentaire durable dans la grande majorité des pays du monde.

Sur le plan local, il convient d’ajouter :

  • Soutenir la production agricole locale, notamment en soutenant l’activité agricole et en facilitant des mécanismes de crédit pour les petits producteurs, hommes et femmes

  • Soutenir et développer les circuits de commercialisation directs/courts entre producteurs et consommateurs pour assurer des prix rémunérateurs pour les paysans et abordables pour les consommateurs

  • Encourager la consommation de produits locaux

  • Soutenir des modes de production plus autonomes par rapport aux intrants chimiques et ainsi moins sujets aux variations des coûts de production (élevage à l’herbe plutôt qu’au maïs/soja par exemple).

Notes

|1| http://www.Commoditybusinessawards.com/winners/winners-2013.html

 

|2| Les commodities regroupent le marché des matières premières (produits agricoles, minerais, métaux et métaux précieux, pétrole, gaz…). Les commodities, comme les autres actifs, font l’objet de négociations permettant la détermination de leurs prix ainsi que leurs échanges sur des marchés au comptant, mais aussi sur des marchés dérivés.

 

|3| Glencore-Xsrata est une compagnie de négoce et courtage de matières premières fondée par le trader Marc Rich. Elle est basée en Suisse, à Baar, dans le canton de Zoug, paradis fiscal bien connu par les fraudeurs de haut vol. Marc Rich (décédé en 2013) a été poursuivi à plusieurs reprises pour corruption et évasion fiscale. Il a été amnistié par le président Bill Clinton le dernier jour de son mandat présidentiel, ce qui a provoqué un scandale considérable. Glencore-Xsrata possède en tout ou en partie 150 mines et sites métallurgiques. Selon les données disponibles, avant la fusion avec Xsrata qui a eu lieu en 2013, Glencore contrôlait environ 60 % du zinc mondial, 50 % du cuivre, 30 % de l’aluminium, 25 % du charbon, 10 % des céréales et 3 % du pétrole. Cette société très controversée a reçu en 2008 le prix du Public Eye Awards de la multinationale la plus irresponsable. Glencore-Xsrata est présente dans 50 pays et emploie 190 000 personnes (voir http://www.glencorexstrata.com/about-us/at-a-glance/ et http://www.glencorexstrata.com/assets/Uploads/20130711-GlencoreXstrata-Factsheet.pdf). Le patron et principal propriétaire de Glencore-Xsrata (il détient 16 % des actions), Ivan Galsenberg, aurait perçu une rémunération d’environ 60 millions de dollars en 2013 (voir : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-remunerations-des-patrons-de-glencore-xstrata-et-credit-suisse-epinglees_399326.html). Crédit Suisse et Glencore-Xsrata collaborent étroitement sur le marché chinois. Les autres grandes sociétés spécialisées dans le courtage (trading) de commodities (en dehors des banques qui y sont très actives) sont Vitol (Pays-Bas), Cargill (Etats-Unis), Trafigura (Pays-Bas), Noble Group (Hong-Kong/Singapour), Wilmar (Singapour), Louis Dreyfus commodities (France), Mitsui (Japon), Mitsubishi (Japon), ADM (États-Unis). Le revenu cumulé de Glencore et de ces 9 sociétés s’est élevé à la somme colossale de 1200 milliards de dollars en 2012. Voir Financial Times, « Tougher times for the trading titans », 15 avril 2013.

 

|4| Voir son site spécialisé : http://cib.bnpparibas.com/Products-services/Managing-your-risks-and-assets/Commodity-Derivatives/page.aspx/100

 

|5| Morgan Stanley et Goldman Sachs ont obtenu leur licence de banque universelle en pleine crise afin de bénéficier d’un plus fort soutien de l’État et éviter le sort de la banque d’affaire Lehman Brothers.

 

|6| L’Écho, "Des banques américaines accusées de manipuler les matières premières" , 24 juillet 2013, http://www.lecho.be/actualite/entreprises_finance/Des_banques_americaines_accusees_de_manipuler_les_matieres_premieres.9379357-3027.art

 

|7| Financial Times, « JPMorgan nears commodities sale », 6 février 2014. Barclays de son côté a payé une amende de 470 millions de dollars dans la même affaire.

 

|8| JP Morgan a annoncé début 2014 son intention de vendre ses activités physiques de commodities, Deutsche Bank a fait de même. Morgan Stanley a passé un accord avec le pétrolier russe Rosneft pour lui céder une partie de son business.

 

|9| Bien sûr, parmi les puissants protagonistes du marché des matières premières et des produits alimentaires, il faut ajouter les grandes entreprises spécialisées dans l’extraction, la production et la commercialisation des commodities : dans les minerais, Rio Tinto, BHP Billiton, Companhia Vale do Rio Doce ; dans le pétrole, ExxonMobil, BP, Shell, Chevron, Total ; dans les aliments, en plus de Cargill déjà mentionné au niveau de courtage, Nestlé, Monsanto et bien d’autres dont font partie plusieurs sociétés chinoises.

 

|10| J’ai analysé les causes de la crise alimentaires de 2007-2008 dans Éric Toussaint, "Une fois encore sur les causes de la crise alimentaire" publié le 9 octobre 2008, http://cadtm.org/Une-fois-encore-sur-les-causes-de Voir également : Damien Millet et Éric Toussaint, "Pourquoi une faim galopante au XXIe siècle et comment l’éradiquer ?" publié le 24 avril 2009, http://cadtm.org/Pourquoi-une-faim-galopante-au

 

|11| Notamment BNP Paribas, JP Morgan, Goldman Sachs, Morgan Stanley et, jusqu’à leur disparition ou leur rachat, Bear Stearns, Lehman Brothers, Merrill Lynch.

 

|12| Au niveau mondial, au début de l’année 2008, les investisseurs institutionnels disposaient de 130 000 milliards de dollars, les fonds souverains de 3000 milliards de dollars et les hedge funds de 1000 milliards de dollars.

 

13| Testimony of Michael W. Masters, Managing Member/Portfolio Manager Masters Capital Management, LLC, before the Committee on Homeland Security and Governmental Affairs United States Senate http://hsgac.senate.gov/public/_files/052008Masters.pdf

 

|14| “You have asked the question ‘Are Institutional Investors contributing to food and energy price inflation ?’ And my answer is ‘YES’”.

 

|15| “Assets allocated to Commodity index trading strategies have risen from $13 billion at the end of 2003 to $260 billion as of March 2008”.

 

|16| Voir Testimony of Michael Greenberger, Law School Professor, University of Maryland, before the US Senate Committee regarding “Energy Market Manipulation and Federal Enforcement Regimes”, 3 juin 2008, p. 22.

 

|17| Jacques Berthelot, « Démêler le vrai du faux dans la flambée des prix agricoles mondiaux », 15 juillet 2008, p. 51 à 56. En ligne : www.cadtm.org/spip.php ?article3762

 

|18| http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=419336

 

|19| Paul Jorion, « Le suicide de la finance », Le Monde, 9 octobre 2012.

 

|20| Jean Ziegler, « La faim est faite de main d’homme et peut être éliminée par les hommes », interview donnée à Éric Toussaint, publiée le 11 février 2012 http://cadtm.org/La-faim-est-faite-de-main-d-homme Jean Ziegler est l’auteur de Destruction massive, géopolitique de la faim, Éditions du Seuil, Paris, 2012.

 

|21| Voir Le Monde, Quatre banques françaises accusées de "spéculer sur la faim", 11 février 2013 http://www.lemonde.fr/economie/arti... Sur la campagne internationale d’Oxfam, voir Financial Times, « Food price peculation taken off the menu », 4 mars 2013. Voir également sur le site d’Oxfam : EU deal on curbing food speculation comes none too soon, 15 janvier 2014, http://www.oxfam.org/en/eu/pressroom/reactions/eu-deal-curbing-food-speculation-comes-none-too-soon

 

|22| Voir http://blogs.lecho.be/argentcontent/2013/06/des-centaines-de-millions-deuros-belges-pour-sp %C3 %A9culer-sur-la-faim.html

 

|23| En ce qui concerne les propositions, l’auteur est redevable des discussions auxquelles il a participé en tant que conférencier au cours du séminaire organisé aux Canaries du 21 au 24 juillet 2008 par la commission Souveraineté alimentaire de l’organisation La Via Campesina. Évidemment le contenu de la présente étude et les propositions qu’elle contient sont de l’entière responsabilité de l’auteur, il n’engage en rien les personnes et les organisations citées.

 

Éric Toussaint, maître de conférence à l’université de Liège, préside le CADTM Belgique. Il est auteur du livre Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet du livre AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège, http://www.cadtm.org/Le-CADTM-recoi....

Prochain livre à paraître en avril 2014 : Bancocratie chez ADEN, Bruxelles, http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr...

Cette étude prolonge la série « Banques contre Peuples : les dessous d’un match truqué ! » parue en 2012-2013 sur www.cadtm.org ainsi que sous une autre version, la série Et si on arrêtait de banquer ?

 

http://cadtm.org/Les-banques-speculent-sur-les

 

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 03:16

 



Certains composés chimiques pourraient être responsables de l’augmentation des troubles neurologiques chez l’enfant. C’est en tout cas les conclusions d’une équipe états-unienne qui appelle les autorités à renforcer les contrôles afin de limiter les risques pour la santé des petits.



Le 18/02/2014 à 09:25 - Par Agnès Roux, Futura-Sciences

 

 

Le cerveau des enfants est en développement et est donc particulièrement sensible aux produits chimiques neurotoxiques. © Josh Liba, Flickr, cc by nc nd 2.0 Le cerveau des enfants est en développement et est donc particulièrement sensible aux produits chimiques neurotoxiques. © Josh Liba, Flickr, cc by nc nd 2.0

 

 

Ces dernières années, le nombre de troubles du développement chez l’enfant, comme l’hyperactivité, l’autisme et la dyslexie, est monté en flèche. Pourquoi ? Selon des chercheurs de l’université Harvard à Boston (États-Unis), cela serait en partie dû à l’utilisation de certains produits chimiques. En 2006 déjà, ils avaient dénoncé la neurotoxicité de cinq d’entre eux : le plomb, le méthylmercure, le polychlorobiphényle, l’arsenic et le toluène. Leurs résultats montraient qu’une exposition à ces produits affectait le développement cérébral du fœtus et de l’enfant. Elle serait également associée à une baisse des performances scolaires et du quotient intellectuel (QI) ainsi qu’à une hausse de la délinquance juvénile.

 

Les mêmes scientifiques se sont à nouveau penchés sur la littérature de ces dernières années et ont mis le doigt sur six autres produits chimiques potentiellement dangereux pour le cerveau des enfants. Il s’agit du manganèse, du fluorure, du chlorpyriphos-éthyl, du dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT), du perchloroéthylène (perchlo) et du polybromodiphényléther (PBDE). Le manganèse, retrouvé dans l’eau potable, diminuerait les aptitudes mathématiques et intensifierait l’hyperactivité alors que la consommation de fluorure affecterait le QI. Les quatre autres produits chimiques, retrouvés dans les pesticides et les solvants, ont été liés à une augmentation des comportements agressifs et à une baisse de la sociabilité.

 

Les auteurs reconnaissent cependant qu’il n’y a pour le moment pas de preuves formelles de la nocivité de ces produits. Cependant, de plus en plus d’études révèlent un lien entre une exposition à ces composés et le développement de problèmes psychiatriques et comportementaux chez l’enfant. « Le cerveau en développement semble particulièrement vulnérable ce qui peut conduire à des changements permanents », expliquent-ils dans leur bilan publié dans la revue Lancet Neurology. Selon eux, il est nécessaire d’accentuer les contrôles de tous les produits chimiques avant leur mise en place sur le marché. « Notre plus grande peur est que les enfants soient exposés à un produit toxique encore inconnu qui affecte leur intelligence et leur comportement », concluent les auteurs. « Il faut absolument agir ! »



http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-bref-cerveau-enfants-serait-victime-produits-chimiques-52347/#xtor=RSS-8

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 02:58

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 02:56

 



18 février, 2014

Posté par Benji sous Argent et politique, Géopolitique

2 commentaires



Il fallait oser, ils ont osé: Réclamer près de 4000 milliards de dollars à une banque anglaise! Pas sur que la demande aboutisse… ;)



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La banque iranienne Mellat a demandé une indemnisation de près de 4.000 millions de dollars aux  britanniques pour les dommages économiques causés à la suite des sanctions contre Téhéran.
La banque Mellat, la plus grande banque privée d’Iran, a expliqué que les sanctions imposées l’ont été pour des liens présumés avec le programme nucléaire controversé et jugé illégal de l’Iran .
Selon l’avocat de la banque, Sarosh Zaiwalla, la Mellat a demandé au gouvernement britannique 3980 millions à titre de compensation pour la perte au niveau du commerce international à la suite de la mise en place de restrictions illégales.
La banque affirme qu’en raison des mesures prises par le Gouvernement du Royaume-Uni , d’autres autorités ont également sanctionné la banque, ce qui a entraîné la perte de clients et d’entreprises.
En Juin de l’année dernière, la Cour suprême du Royaume-Uni a jugé que la décision d’imposer des sanctions sur la rive iranienne en 2009 par la politique du Trésor britannique était «irrationnelle» et «disproportionnée».
Il a également été constaté qu’il n’y avait aucune preuve que la banque avait fourni un soutien financier à la programme nucléaire .
Source: Russia Today Traduction LME
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/02/18/une-banque-iranienne-exige-une-compensation-de-3980-millions-de-dollars-a-londres/

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 02:46

 

 

 

 

 

La France est le pays qui comprend le plus grand nombre d’élus par rapport à sa population : 600.000, soit un pour 108 habitants, un record mondial qui accompagne celui du nombre des agents publics (5,5 millions). Ceux-ci affament les contribuables.

 

 

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Le 16 février 2014

La France est le pays qui comprend le plus grand nombre d’élus par rapport à sa population : 600.000, soit un pour 108 habitants.

 

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Le département est une création de la Révolution. L’objectif était de mettre de l’égalité entre des provinces trop disparates et de la proximité entre les administrations et les citoyens. La distance entre le chef-lieu et les limites du département ne devait pas excéder une journée de cheval.

L’évolution démographique et économique a, cependant, réintroduit de grandes disparités entre les départements : par exemple, entre le Nord et la Lozère (respectivement 2,5 millions d’habitants contre 77.000 et 2,7 milliards d’euros de budget contre 144 millions). Pour maintenir une certaine égalité et renforcer la proximité, on en a donc créé de nouveaux, notamment en les multipliant autour de Paris, qui est à la fois une commune et un département, comme les collectivités locales d’outre-mer sont pour la majorité d’entre elles à la fois département et région.

Il ne faut pas être grand devin pour comprendre que le but de la manœuvre était la multiplication des lieux et des moyens de pouvoir, ainsi que de ceux qui le détiennent. La France est le pays qui comprend le plus grand nombre d’élus par rapport à sa population : 600.000, soit un pour 108 habitants, un record mondial qui accompagne celui du nombre des agents publics (5,5 millions). Les collectivités locales ont recruté 800.000 fonctionnaires supplémentaires en 15 ans. Ils sont, en France, 90 pour 1.000 habitants contre 50 en Allemagne, et quatre fois plus qu’aux USA en proportion de la population. Ces deux grandes démocraties fédérales, où l’autorité est davantage partagée, sont-elles moins bien gouvernées et administrées ?

La plupart des pays ont procédé à des regroupements communaux. La France a empilé des réformes qui ont introduit de nouvelles feuilles dans le gâteau des élus. En apparence, on veut la rationalisation du territoire et, en réalité, on crée un étage supplémentaire, de nouveaux fonctionnaires, de nouveaux locaux et de nouveaux mandats si discrets qu’ils permettent de sauvegarder de précieux cumuls que la loi autorise au-delà des deux mandats pour ces sièges peu visibles et qui ne dépendent pas du vote direct des citoyens. La France a toujours 36.000 communes, mais elle compte maintenant 15.000 syndicats intercommunaux et près de 2.500 établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, c’est-à-dire de structures générant dépenses et impôts supplémentaires.

Le président du conseil général de Corrèze, le plus endetté de France, ne veut évidemment pas toucher aux départements depuis qu’il habite l’Élysée. Il évoque la réduction du nombre des régions, une mesure désorganisatrice et peu économe, tandis que Jean-Marc Ayrault souhaite regrouper les petits et riches départements de la couronne parisienne – un retour sur le passé… Il est plus que temps de trancher le nœud gordien. Il faut supprimer la structure désuète du département et transférer ses compétences à la région. Cela n’enlèvera rien à la proximité, notamment si l’on privilégie l’élection uninominale. En revanche, les doublons seront évités, et les frais de fonctionnement nettement diminués. Les compétences de la région par rapport à celles de la commune et à celles de l’État doivent être clairement définies afin d’éviter les empiétements et les hors-sujet qui nourrissent les ego des politiciens mais affament les contribuables. Les fusions de communes doivent être encouragées. Là encore, l’élection uninominale par secteur peut sauvegarder la proximité.

La pratique du référendum décisionnel, y compris fiscal, doit être instaurée afin de redonner du sens à la citoyenneté et du pouvoir au citoyen. Une telle réforme est-elle possible ? Le seul obstacle auquel elle se heurte réside dans le syndicat de défense des intérêts de la profession politique. Il faut donc seulement de la raison, du courage, de la volonté… et peut-être une votation à la suisse – mais pas à l’alsacienne – pour en décider.

 

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/departements-ces-gateaux-des-elus,50716

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